Les scandales liés à l’alimentation semblent se répéter, mettant en lumière de nombreux dysfonctionnements

Un scandale sanitaire a été dévoilé en janvier 2019 par un journaliste polonais : Des vaches polonaises malades étaient abattues de nuit, sans contrôles vétérinaires, puis la viande bovine avariée Polonaise était commercialisée dans treize pays de l’Union européenne, dont presque 800 kg en France.


Environ 300 kilos ont été vendus dans des commerces de bouche (restaurants et boucheries notamment). Une partie était mélangéé à un ensemble de viandes de différentes origines ce qui rendait leur identification presque impossible. Une tonne a pu être détruite, mais 1,4 tonne a bien été commercialisée.


Ce n’est pas la première fois que les consommateurs sont confrontés à des fraudes alimentaires et ces différentes affaires révèlent l’opacité des sources d’approvisionnement, ainsi que le manque de contrôle des autorités.


Dans son dernier rapport annuel, une nouvelle fois, la Cour des comptes s’alarme et préconise aux pouvoirs publics de faire preuve d’une plus grande vigilance. Elle indique également que les autocontrôles mis en place par les entreprises sont insuffisamment encadrés, ou que certains établissements ne sont contrôlés par les autorités sanitaires que tous les quinze ans en moyenne.


La Cour des comptes suggère dans son rapport que les contrôles soient délégués à des organismes tiers, mais elle se pose également la question de leur indépendance.


La Cour propose également de décharger les agents de la Répression des fraudes de leurs missions sur les restaurants, pour se concentrer sur les fraudes de plus grande ampleur. Mais cela semble en décalage avec les difficultés que rencontre cet administration : 1.000 agents en moins entre 2008 et 2018. Et cela devrait continuer, puisqu’il est prévu la disparition de 130 agents par an pendant trois ans…


Enfin, le ministère de l’Agriculture a indiqué que le nombre d’inspections sanitaires a chuté de 37 % entre 2012 et 2017.