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## [Évaluation moderne des risques de mycotoxines : méthodes et réglementation actualisées](https://lhl.fr/blog/evaluation-moderne-des-risques-de-mycotoxines-methodes-et-reglementation-actualisees/)

# Approches méthodologiques et réglementaires actuelles pour l’évaluation des risques liés aux mycotoxines

## Introduction aux risques des mycotoxines

Les mycotoxines, métabolites secondaires toxiques produits par diverses espèces fongiques, représentent une préoccupation majeure pour la [sécurité alimentaire](https://lhl.fr/blog/la-certification-moyen-damelioration-continue-de-la-securite-alimentaire/) mondiale. Leur présence dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pose des risques sous-évalués et persistants pour la [santé](https://lhl.fr/blog/les-allegations-de-sante/) publique, nécessitant un cadre d’évaluation des risques rigoureux.

## Identification et caractérisation des dangers

L’étape fondamentale dans l’évaluation des risques des mycotoxines réside dans la reconnaissance et la description précise des dangers. La diversité des mycotoxines, telles que l’aflatoxine, l’ochratoxine A, la fumonisine, la zéaralénone et la trichothécène, implique une variabilité dans leurs mécanismes toxiques, leur distribution géographique et la gravité des pathologies associées. Les avancées analytiques permettent aujourd’hui de détecter ces toxines à des concentrations de plus en plus faibles dans les matrices alimentaires complexes.

La caractérisation toxicologique implique des essais in vitro et in vivo, l’évaluation de la dose-réponse et l’identification des effets critiques pour l’humain. On souligne notamment la toxicité aiguë de certaines mycotoxines, alors que d’autres effets chroniques, comme la carcinogénicité, l’immunotoxicité ou la tératogénicité, sont propres à des expositions répétées à faibles doses.

## Évaluation de l’exposition humaine et animale

L’exposition aux mycotoxines se mesure via des approches quantitatives prenant en compte la prévalence des mycotoxines dans les aliments, leur concentration et les schémas de consommation. Des méthodes d’analyse sophistiquées, telles que la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse, assurent la traçabilité et la précision des résultats.

La modélisation de l’exposition prend en compte la variabilité interindividuelle, l’âge, les habitudes alimentaires, ainsi que l'effet cumulatif de l’exposition chronique. Les évaluations récentes tendent vers des approches intégrant les effets des mélanges de mycotoxines, afin de refléter plus fidèlement la réalité des risques alimentaires.

## Apports récents en méthodologie d’évaluation des risques

Les approches traditionnelles de gestion des risques de mycotoxines sont complétées par l’intégration des outils de biotechnologie avancée et le recours aux méthodes de bio-informatique. Les techniques d’omics (génomique, transcriptomique, protéomique et métabolomique) alimentent la compréhension des effets moléculaires et facilitent l’identification de nouveaux biomarqueurs d’exposition ou d’effet.

De plus, la gestion d’incertitude statistique se voit renforcée par l’emploi de modélisations probabilistes et d’outils de simulation pour prédire l’occurrence des risques. L’évaluation cumulative des risques gagne en pertinence, particulièrement dans les contextes où plusieurs mycotoxines co-existent, potentiellement de façon synergique ou antagoniste.

## Cadres réglementaires internationaux et européens

La réglementation entourant les mycotoxines diffère sensiblement d'une région à l'autre, en dépit d’efforts d’harmonisation à l’échelle internationale. En Europe, la législation prévoit des teneurs maximales admissibles pour les principales mycotoxines à risque, conformément aux recommandations de l’Autorité européenne de [sécurité](https://lhl.fr/blog/de-nouveaux-criteres-microbiologiques-sont-publies/) des aliments (EFSA). Les directives et règlements européens (notamment EC No 1881/2006 et ses amendements) fixent ces limites dans différents produits d’alimentation humaine et animale.

À l’échelle mondiale, la FAO et l’OMS élaborent, à travers le Codex Alimentarius, des normes qui servent de référence, tout en reconnaissant que les capacités de surveillance et de gestion varient fortement selon les pays. Les aspects réglementaires englobent également les procédures de notification des contaminations, l’obligation d’étiquetage, et la gestion du retrait des lots non conformes.

## Défis et perspectives dans la gestion des risques

Plusieurs défis persistent dans l’évaluation et la gestion des risques associés aux mycotoxines. Le manque de données toxicologiques sur certaines mycotoxines émergentes, la complexité d’analyse des effets de cocktails, et la disparité des ressources analytiques entre régions limitent l’efficacité des contrôles. Par ailleurs, le changement climatique, en modifiant les schémas de [contamination](https://lhl.fr/blog/lenvironnement-exterieur/) fongique, oblige à revoir en permanence les dispositifs réglementaires et méthodologiques.

Des stratégies préventives, telles que l’amélioration des pratiques agricoles et de stockage, la sélection variétale, ou le développement de biocontrôles, sont indispensables pour réduire la présence de mycotoxines à la source. L’accent est également mis sur la communication du risque, qui doit être adaptée, transparente et appuyée sur les preuves scientifiques les plus récentes.

## Conclusion et perspectives

La maîtrise des risques liés aux mycotoxines repose sur une approche intégrée, associant [innovation](https://lhl.fr/blog/les-innovations-dans-le-secteur-de-la-restauration/) méthodologique, vigilance toxicologique et adaptabilité réglementaire. La dynamique actuelle pousse à élargir la surveillance à l’ensemble des mycotoxines, à renforcer la collecte de données et à promouvoir la coopération entre acteurs institutionnels, académiques et industriels. Anticiper et s’adapter à l’évolution des risques fongiques demeure un défi scientifique et sanitaire majeur pour une alimentation sûre et de qualité.

Source : [https://www.mdpi.com/2072-6651/18/7/294](https://www.mdpi.com/2072-6651/18/7/294)

## [Principes et clarifications dans l’évaluation et la gestion des risques en sécurité alimentaire](https://lhl.fr/blog/principes-et-clarifications-dans-levaluation-et-la-gestion-des-risques-en-securite-alimentaire/)

# Principes d’évaluation des risques en sécurité alimentaire : Clarifications sur la gestion des risques

## Introduction

L’évaluation des risques liés à la [sécurité alimentaire](https://lhl.fr/blog/la-certification-moyen-damelioration-continue-de-la-securite-alimentaire/) constitue un pilier fondamental pour la protection de la [santé](https://lhl.fr/blog/les-allegations-de-sante/) publique. Cette discipline exige une approche scientifique rigoureuse, permettant d’identifier, de caractériser et de gérer les dangers potentiels présents dans les denrées alimentaires. L’harmonisation des méthodes et des terminologies, ainsi qu’une distinction claire entre évaluation, gestion et communication des risques, sont essentielles pour une gouvernance [alimentaire](https://lhl.fr/blog/lenvironnement-exterieur/) efficace.

## Cadre conceptuel de l’évaluation des risques

### Définition et portée

L’évaluation des risques est une démarche systématique visant à estimer la probabilité et la gravité des effets néfastes liés à une exposition alimentaire à des dangers d’origine chimique, biologique ou physique. Elle repose sur les recommandations internationales du Codex Alimentarius, et s’articule autour de quatre étapes :

- **Identification du danger** : Recenser les agents pouvant avoir un impact défavorable sur la santé.
- **Caractérisation du danger** : Évaluer la relation dose-réponse et la nature des effets toxiques.
- **Évaluation de l’exposition** : Mesurer la quantité et la fréquence d’exposition des populations à ces agents.
- **Caractérisation du risque** : Intégrer les données pour quantifier le risque global pour la santé humaine.

### Rigueur scientifique et transparence des données

Chaque étape de l’évaluation requiert une [analyse](https://lhl.fr/blog/de-nouveaux-criteres-microbiologiques-sont-publies/) exhaustive des données de toxicologie, d’épidémiologie, de surveillance alimentaire, ainsi que des incertitudes associées. L’utilisation de modèles mathématiques, de méthodologies standards et d’une documentation transparente améliore la reproductibilité et la confiance dans les conclusions.

## Gestion des risques : Clarification des responsabilités

### Distinction entre évaluation et gestion

La gestion des risques se distingue de leur évaluation. Alors que l’évaluation fournit une base objective, la gestion implique la prise de décisions politiques ou réglementaires. Elle consiste à peser les résultats scientifiques avec les enjeux socio-économiques, technologiques, et les attentes des parties prenantes.

### Processus décisionnels

Les gestionnaires des risques déterminent la nécessité d’actions préventives ou correctives, telles que la fixation de limites maximales de résidus, le retrait de produits ou la modification de pratiques industrielles. L’intégration d’expertises multidisciplinaires favorise des arbitrages proportionnés, adaptés au contexte local et international.

## Communication des risques : Un maillon stratégique

### Objectifs et méthodes

La communication des risques vise à partager, de façon claire et adaptée, l’information sur les risques potentiels avec les autorités sanitaires, l’industrie agroalimentaire, et les consommateurs. Elle inclut la transparence des procédés, la gestion des crises alimentaires, et la pédagogie autour des recommandations officielles.

### Défis et exigences éthiques

Les communicateurs doivent éviter l’amplification ou la minimisation des dangers, garantir la traçabilité des sources et employer un langage compréhensible pour le grand public comme pour les parties expertes. Un dialogue bidirectionnel entre scientifiques, gestionnaires et société civile améliore l’efficacité des messages et la réceptivité aux mesures prises.

## Intégration des concepts internationaux

### Normes et guidance du Codex Alimentarius

Au niveau mondial, le Codex Alimentarius définit les standards d’évaluation et de gestion des risques alimentaires. L’harmonisation de la terminologie, des protocoles et des seuils de sécurité favorise le commerce international tout en protégeant les consommateurs.

### Coopération scientifique et réglementaire

La mutualisation des expertises, par le biais d’organismes comme la FAO et l’OMS, permet d’adapter les méthodes aux enjeux émergents — nouveaux contaminants, biotechnologies, agents pathogènes — et de réagir rapidement face à des alertes sanitaires mondiales.

## Défis actuels et perspectives futures

### Progrès scientifiques

Les innovations en modélisation toxicologique, en [analyses](https://lhl.fr/blog/linterpretation-des-analyses-microbiologiques/) exposome, et en bio-informatique enrichissent l’évaluation des risques, rendant possible une approche de plus en plus personnalisée et dynamique.

### Gouvernance adaptative

Un système d’évaluation et de gestion des risques efficace exige une surveillance continue, une révision régulière des protocoles, et une capacité à intégrer de nouveaux résultats scientifiques. La prise en compte des perceptions du risque par le public et l’accompagnement au changement sont devenus indispensables pour garantir la légitimité des décisions sanitaires.

## Conclusion

Une compréhension approfondie des principes de l’évaluation et de la gestion des risques alimentaires est indispensable pour toute stratégie de sécurité alimentaire crédible. La stricte distinction entre évaluation scientifique objective, gestion réglementaire responsable, et communication transparente, constitue la pierre angulaire d’une politique sanitaire cohérente et efficace. Pour faire face aux défis sanitaires de demain, la collaboration internationale et l’innovation méthodologique restent essentielles.

Source : [https://ift.onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1111/1541-4337.70552](https://ift.onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1111/1541-4337.70552)

## [Contamination par les microplastiques dans l&#8217;emballage et la transformation alimentaire : exposition et implications](https://lhl.fr/blog/contamination-par-les-microplastiques-dans-lemballage-et-la-transformation-alimentaire-exposition-et-implications/)

# Revue approfondie de la contamination par les microplastiques dans l'emballage et la transformation des aliments

## Introduction

La présence de microplastiques dans la chaîne [alimentaire](https://lhl.fr/blog/lenvironnement-exterieur/) suscite aujourd'hui des préoccupations croissantes. Initialement associés à la pollution marine, les microplastiques sont désormais reconnus comme une source de contamination potentielle tout au long du cycle de vie des aliments, de la production à la consommation. Les industries de l'emballage et de la transformation alimentaire, en particulier, représentent des points névralgiques d'introduction et de dissémination de ces contaminants. Cette revue dresse un panorama détaillé des mécanismes d'exposition, des sources, du comportement des microplastiques dans le contexte agroalimentaire, et des implications pour la [santé](https://lhl.fr/blog/les-allegations-de-sante/) publique.

## Définition et Caractéristiques des Microplastiques

Les microplastiques désignent des particules plastiques de taille inférieure à 5 mm. Ils se divisent en deux catégories principales :

- **Microplastiques primaires** : conçus intentionnellement à une petite taille (par exemple, dans les cosmétiques).
- **Microplastiques secondaires** : issus de la dégradation de plastiques plus volumineux sous l’effet de conditions mécaniques, chimiques ou biologiques.

Les polymères fréquemment retrouvés incluent le polyéthylène (PE), polypropylène (PP), polystyrène (PS), et polytéréphtalate d’éthylène (PET), couramment utilisés dans les emballages alimentaires.

## Sources de Contamination dans la Transformation et l'Emballage Alimentaires

### Emballage alimentaire

Les emballages plastiques sont omniprésents et représentent une source directe potentielle de microplastiques. Les effets combinés de la chaleur, de la lumière et du frottement peuvent entraîner la fragmentation des emballages et la migration de microparticules dans les denrées. On note, par exemple :

- **Les bouteilles en PET**, dont une partie des particules peut migrer dans les boissons.
- **Films alimentaires et contenants en plastique** : leur usage récurrent dans la restauration rapide ou la distribution peut augmenter la libération de microparticules, particulièrement lors du chauffage au micro-ondes.

### Processus de transformation

Différents stades industriels, tels que le mélange, le broyage, le moulage ou l’embouteillage, peuvent générer des microplastiques, que ce soit à partir de composants d’équipements en plastique ou de résidus d’emballages dégradés. Les convoyeurs et outillages en polymère ajoutent encore des sources de contamination potentielles.

### Voies d'exposition additionnelles

Outre l’emballage et la transformation, la contamination croisée via l’air ambiant industriel est documentée. La poussière microplastique générée par l’érosion d’équipements ou le port de textiles synthétiques par le personnel peut retomber sur les produits.

## Voies d’exposition aux Microplastiques

### Ingestion

L’ingestion demeure la voie dominante d’exposition humaine, à travers l’alimentation et l’eau potable. Les fruits de mer, les produits transformés et l’eau embouteillée affichent les taux les plus élevés de microplastiques détectés.

### Inhalation

La présence de microplastiques atmosphériques dans les usines de transformation alimentaire expose les travailleurs par voie respiratoire. Cette voie est secondaire pour le consommateur final, mais mérite une attention particulière dans la [sécurité](https://lhl.fr/blog/de-nouveaux-criteres-microbiologiques-sont-publies/) du travail.

## Impacts Potentiels sur la Santé

Les études démontrent que les microplastiques peuvent traverser la barrière gastro-intestinale et se retrouver dans des organes cibles. Outre leur effet physique, ils constituent des vecteurs potentiels pour des additifs chimiques (plastifiants, colorants, stabilisants) et des contaminants adsorbés (pesticides, métaux lourds). Les principaux risques incluent :

- Activation des réponses inflammatoires
- Induction de stress oxydatif
- Effets potentiels sur le microbiote intestinal
- Risque accru d’allergies ou de toxicité chronique

Pour les enfants et les populations sensibles, le risque cumulé via l’alimentation justifie une évaluation approfondie.

## Méthodes d’Analyse et Défis de Quantification

La détection des microplastiques dans les matrices alimentaires repose sur différentes approches :

- **Microscopie électronique** pour la taille et la morphologie
- **Spectrométrie infrarouge et Raman** pour l’identification chimique
- **Techniques automatisées** pour le comptage et la quantification

Les différences de protocoles, de seuils detection et de préparation des échantillons limitent aujourd'hui la comparabilité internationale des données.

## Mesures d’Atténuation dans le Secteur Agroalimentaire

Des initiatives émergent pour limiter l’introduction et la migration des microplastiques lors de la transformation et de l’emballage alimentaire :

- Substitution partielle ou totale des plastiques par des biomatériaux
- Développement d’emballages multifonctionnels à faible potentiel de migration
- Optimisation des procédés industriels pour minimiser l’abrasion et la fragmentation des matériels plastiques
- Renforcement des bonnes pratiques d’[hygiène](https://lhl.fr/blog/la-mention-frais-en-restauration/), ventilation et filtration de l’air dans les ateliers

## Perspectives et Recommandations

Il est impératif de renforcer la recherche quant à l’exposition réelle des consommateurs et à la toxicocinétique des microplastiques issus de l’industrie alimentaire. Les réglementations européennes et internationales évoluent progressivement pour intégrer le suivi de ces contaminants, incitant le secteur agroalimentaire à anticiper ces normes à travers des stratégies innovantes et durables.

Réaliser une base de données harmonisée, enrichir les méthodes analytiques et développer des substituts aux emballages plastiques représentent les principaux leviers pour limiter l’impact des microplastiques et garantir la [sécurité alimentaire](https://lhl.fr/blog/la-certification-moyen-damelioration-continue-de-la-securite-alimentaire/) à l’échelle globale.

Source : [https://ift.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/1541-4337.70564](https://ift.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/1541-4337.70564)

## [Gestion des Mycotoxines et Risques Climatiques : Approches Intégrées pour la Sécurité Alimentaire](https://lhl.fr/blog/gestion-des-mycotoxines-et-risques-climatiques-approches-integrees-pour-la-securite-alimentaire/)

# Analyse des risques et gestion des mycotoxines dans les systèmes alimentaires liés au climat

## Introduction

L’évolution des conditions climatiques influence significativement la prévalence et la distribution des mycotoxines dans les systèmes alimentaires mondiaux. Les mycotoxines, contaminants fongiques d’origine naturelle, menacent à la fois la [santé](https://lhl.fr/blog/les-allegations-de-sante/) humaine et animale, compromettant la [sécurité](https://lhl.fr/blog/de-nouveaux-criteres-microbiologiques-sont-publies/) des aliments et des filières agroalimentaires. Cet article explore les risques liés à ces composés toxiques, propose des stratégies de gestion adaptées au contexte climatique et détaille les dernières avancées scientifiques en matière d’évaluation et de mitigation des risques, visant un public averti.

## Impacts du changement climatique sur la prévalence des mycotoxines

### Modifications des régimes climatiques et multiplication des mycotoxines

Les fluctuations de [température](https://lhl.fr/blog/la-cuisson-basse-temperature/), l’élévation du niveau d’humidité et les phénomènes météorologiques extrêmes perturbent l’écologie des champignons producteurs de mycotoxines, favorisant leur prolifération. Ainsi, l’aflatoxine B1 et la fumonisine B1, historiquement limitées à certaines zones tempérées ou chaudes, émergent désormais dans de nouvelles régions. On constate une intensification de la contamination des céréales, fruits à coque et épices dans les zones où les périodes de sécheresse alternent avec des phases humides, accroissant les risques sanitaires.

### Pressions sur les filières agricoles et alimentaires

Les systèmes agricoles subissent un stress accru du fait de la variabilité climatique. Les périodes plus longues de chaleur accentuent la sensibilité des récoltes aux infections fongiques, tandis que la pénurie d’eau limite l’efficacité des pratiques culturales préventives. Cette instabilité impacte la stabilité des marchés et la disponibilité de denrées non contaminées.

## Évaluation du risque lié aux mycotoxines

### Méthodologies d’évaluation moderne

L’analyse qualitative et quantitative du risque intègre la modélisation prédictive, les évaluations statistiques et les analyses de scénarios climatiques. Ces outils permettent d’anticiper l’incidence des mycotoxines en fonction des conditions météorologiques. Les matrices multi-résidus et la surveillance à grande échelle soutiennent la détection précoce des contaminants.

### Facteurs déterminants de l’exposition

L’exposition humaine et animale dépend de la concentration de mycotoxines, des schémas alimentaires, de la transformation agroalimentaire et de la capacité institutionnelle à contrôler la chaîne d’approvisionnement. Les groupes vulnérables, tels que les enfants ou les personnes immunodéprimées, ainsi que les populations rurales dépendantes de l’autoconsommation, sont particulièrement exposés.

## Stratégies de gestion et d’atténuation du risque

### Approches intégrées de la chaîne alimentaire

La lutte contre les mycotoxines nécessite une intervention coordonnée à chaque maillon de la chaîne [alimentaire](https://lhl.fr/blog/lenvironnement-exterieur/) :

- **Pratiques agricoles préventives :** La sélection de variétés résistantes, la rotation des cultures et la bonne gestion de l’irrigation réduisent l’infection fongique.
- **Stockage et transformation :** Le contrôle de l’humidité, de la température et la ventilation des entrepôts limitent le développement des mycotoxines post-récolte.
- **Technologies de décontamination :** L’utilisation de liants adsorbants, du tri optique et de traitements thermiques contribue à réduire la concentration de toxines.

### Surveillance et régulation internationales

L’harmonisation des seuils réglementaires constitutifs des mycotoxines dans les denrées alimentaires, guidée par le Codex Alimentarius et d’autres instances, s’avère essentielle pour protéger la santé publique et garantir la qualité des échanges internationaux. La coopération scientifique optimise le partage des données et la veille sur les risques émergents.

### Sensibilisation et renforcement des capacités

Intégrer l’éducation des producteurs et transformateurs est une composante clé pour favoriser la détection précoce, la gestion des récoltes et la maîtrise des bonnes pratiques. Le développement d’outils d’aide à la décision et de formation professionnelle améliore la résilience des systèmes alimentaires.

## Perspectives et innovations

### Avancées biotechnologiques et numériques

Les progrès du séquençage génomique offrent des solutions pour caractériser rapidement les espèces fongiques et leurs profils de production de mycotoxines. Parallèlement, l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique renforcent la prédiction des risques et facilitent l’adaptation des stratégies de gestion.

### Adaptation aux nouveaux profils de risque

La gestion des aléas climatiques, par l’intégration dans les systèmes d’alerte et la révision périodique des plans de contingence alimentaire, soutient la capacité d’anticipation. L’inclusion de la gestion du risque mycotoxine dans les politiques de [sécurité alimentaire](https://lhl.fr/blog/la-certification-moyen-damelioration-continue-de-la-securite-alimentaire/) permet une action proactive et transversale.

## Conclusion

Le renforcement de la surveillance, le recours à une gestion intégrée de la chaîne de valeur et l’accent mis sur la recherche collaborative sont indispensables pour neutraliser les impacts des mycotoxines dans le cadre du changement climatique. L’adaptabilité, alliée à l’innovation, représente le levier principal pour préserver la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale.

**Source : [https://ift.onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1111/1541-4337.70559](https://ift.onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1111/1541-4337.70559)**

## [Mise à jour 2026 : Évaluation des agents microbiologiques QPS dans les aliments](https://lhl.fr/blog/mise-a-jour-2026-evaluation-des-agents-microbiologiques-qps-dans-les-aliments/)

# Mise à jour des agents microbiologiques à présomption de sécurité (QPS) ajoutés intentionnellement aux aliments

## Introduction

La notion de [sécurité alimentaire](https://lhl.fr/blog/la-certification-moyen-damelioration-continue-de-la-securite-alimentaire/) occupe une place centrale dans l’évaluation des micro-organismes utilisés délibérément dans la chaîne [alimentaire](https://lhl.fr/blog/lenvironnement-exterieur/), que ce soit pour les aliments destinés à la consommation humaine ou animale. Le concept de « Présomption de [Sécurité](https://lhl.fr/blog/de-nouveaux-criteres-microbiologiques-sont-publies/) » (QPS, Qualified Presumption of Safety) établi par l'EFSA vise à rationaliser et sécuriser l'utilisation des souches microbiennes pour divers usages industriels. Cette réévaluation systématique annuelle permet de garantir que seuls les micro-organismes bénéficiant d’un historique solide de sécurité et d’utilisation sont approuvés sans restriction, tout en maintenant un haut niveau de contrôle et d’encadrement réglementaire.

## Critères de la QPS

Pour attribuer le statut QPS, l'évaluation s’appuie sur quatre piliers majeurs :

- **Identification taxonomique précise**
- **Historique documenté d’utilisation sûre**
- **Absence de traits indésirables (toxicité, pathogénicité, résistance aux antimicrobiens)**
- **Clarté de l’utilisation proposée (humaine/animale, biotechnologie, [production](https://lhl.fr/blog/produits-agroalimentaires-importes-non-conformes/) alimentaire, etc.)**

Seules les entités microbiennes – espèces, genres ou souches – satisfaisant pleinement à ces exigences rigoureuses peuvent être incluses ou maintenues dans la liste QPS.

## Processus de Mise à Jour

L’EFSA organise tous les ans une revue approfondie des demandes nouvelles et des informations scientifiques publiées concernant la sécurité des agents [microbiologiques](https://lhl.fr/blog/la-cuisson-basse-temperature/) ajoutés volontairement aux aliments. Ce processus comporte notamment :

- Un examen systématique des nouveaux dossiers soumis par l’industrie ou les chercheurs
- Une recherche bibliographique extensive sur les publications scientifiques récentes
- Une évaluation des notifications d’éventuels événements indésirables ou de nouvelles informations concernant la sécurité de taxons déjà répertoriés QPS

Ainsi, ce rapport fournit une actualisation qui tient compte à la fois des validations scientifiques émergentes et du retour d’expérience accumulé sur l’utilisation industrielle des micro-organismes.

## Résultats de l’Évaluation 2026

Pour la période concernée, 57 demandes de taxons microbiens ont été soumises à l’EFSA pour évaluation. Parmi ces demandes :

- **Deux espèces** ont bénéficié d’une évaluation positive et ont été ajoutées à la liste QPS. Il s’agit de :
  
  - _Limosilactobacillus fermentum_
  - _Parageobacillus thermoglucosidasius_
- **Deux taxons** n’ont pas été approuvés, car ils ne répondaient pas aux critères requis, en particulier concernant la sécurité d’utilisation ou l’information taxonomique.
- Aucun retrait n'a été recommandé parmi les groupes déjà présents dans la liste QPS, ce qui confirme leur profil favorable de sécurité.

### Points Notables

- Pour chaque taxon, des qualifications spécifiques sont parfois apposées, limitant certaines utilisations ou conditions d’emploi (par exemple, exclusion des usages médicaux vétérinaires, de l’environnement ou de certaines formes recombinantes).
- Les souches modifiées par génie génétique doivent systématiquement être soumises à une évaluation individuelle, même lorsqu’elles dérivent d’un taxon classé QPS.
- Les agents ayant un potentiel de production de toxines ou présentant des gènes de résistance antimicrobienne transmissibles sont systématiquement écartés.

## Recommandations et Perspectives

L’évaluation QPS constitue une base solide pour garantir une sécurité intégrée dans la chaîne alimentaire et permettre un gain d’efficacité pour les dossiers réglementaires européens. Toutefois, il est recommandé de :

- Maintenir une surveillance continue de la littérature scientifique et des incidents rapportés avec une réactivité accrue en cas d’émergence de données nouvelles
- Poursuivre l’optimisation des critères d’identification et d’évaluation au vu des avancées des techniques de séquençage et de caractérisation microbienne
- Encourager la mise en œuvre de protocoles harmonisés pour la notification d’événements indésirables

Cette vigilance garantit à la fois la protection du consommateur et l’innovation responsable au sein de l’industrie agroalimentaire et biotechnologique européenne.

## Conclusion

La mise à jour 2026 de la liste QPS consolide la démarche de sécurité proactive de l’EFSA en matière d’évaluation des micro-organismes intentionnellement ajoutés aux aliments. Le maintien des critères stricts, l’ajout raisonné de nouveaux taxons démontrant un historique sans ambiguïté de sécurité, ainsi que la réévaluation régulière, témoignent de l’engagement à assurer un haut niveau de protection pour le consommateur tout en favorisant l’innovation maîtrisée dans l’agroalimentaire et la nutrition animale.

**Source : [https://ift.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2026.10155](https://ift.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2026.10155)**

## [Mycotoxines de Fusarium dans l’avoine : prévalence et risques liés à la bouillie d’avoine](https://lhl.fr/blog/mycotoxines-de-fusarium-dans-lavoine-prevalence-et-risques-lies-a-la-bouillie-davoine/)

# Détection Fréquente des Mycotoxines du Fusarium dans l’Avoine et Haute Biodisponibilité dans la Bouillie d’Avoine

## Introduction

L’avoine (Avena sativa L.) joue un rôle de plus en plus central dans l’alimentation humaine grâce à ses bienfaits nutritionnels et ses propriétés fonctionnelles spécifiques. Cependant, l’exposition aux mycotoxines produites par des champignons tels que Fusarium demeure une préoccupation majeure. Cet article examine la prévalence de plusieurs mycotoxines de Fusarium dans les grains d’avoine et [analyse](https://lhl.fr/blog/de-nouveaux-criteres-microbiologiques-sont-publies/) leur biodisponibilité dans la bouillie d’avoine consommée couramment.

## Prévalence et Co-occurrence des Mycotoxines de Fusarium dans l’Avoine

### Mycotoxines Analytiques et Méthodologie

Une étude approfondie a été menée afin de détecter et de quantifier la présence de mycotoxines issues de Fusarium dans 75 échantillons d’avoine issue de marchés scandinaves, en particulier :

- Le déoxynivalénol (DON)
- Le zéaralénone (ZEN)
- La T-2 toxine
- La HT-2 toxine

Des méthodes de chromatographie en phase liquide hautement sensibles ont permis d’atteindre des seuils de quantification bas, garantissant la fiabilité des résultats. L’accent est mis sur la détection simultanée de diverses mycotoxines afin de refléter la réalité des contaminations complexes.

### Résultats de Contamination

Les données indiquent que le DON était présent dans 99% des échantillons, majoritairement à des concentrations élevées pouvant atteindre 650 µg/kg. HT-2 et T-2, avec des taux de détection de 97% et 65% respectivement, témoignent d’une co-occurrence fréquente. Quant à la zéaralénone, elle a été détectée dans 20% des lots, soulignant la variabilité inter-échantillons de la [contamination](https://lhl.fr/blog/comment-bien-choisir-sa-planche-a-decouper/).

La co-occurrence de ces toxines est particulièrement préoccupante étant donné leurs effets additifs potentiels sur la [santé](https://lhl.fr/blog/les-allegations-de-sante/) humaine et la difficulté de les éliminer lors de la transformation [alimentaire](https://lhl.fr/blog/lenvironnement-exterieur/).

## Effet de la Transformation Alimentaire : De la Grain à la Bouillie

### Impact du Traitement Thermique

La bouillie d’avoine, couramment consommée en Scandinavie et dans d’autres régions, est préparée à partir de grains ou de flocons d’avoine. Cette transformation implique un traitement thermique qui pourrait, selon certaines hypothèses, réduire la teneur en mycotoxines. Or, l'analyse démontre que bien que des pertes modérées de DON aient été observées (réduction moyenne de 23%), une part substantielle demeure dans la bouillie finale. Les taux de réduction sont similaires pour HT-2 et T-2, tandis que la zéaralénone ne montre qu'une dégradation minimale.

### Biodisponibilité des Mycotoxines dans la Bouillie

Une évaluation simulant la digestion gastro-intestinale humaine indique que ces mycotoxines restent majoritairement disponibles sous forme libre après ingestion de la bouillie. Cela implique que la consommation régulière de bouillie d’avoine issue de grains contaminés expose effectivement les consommateurs à des quantités significatives de toxines, peu dégradées ou inactivées lors du processus digestif.

## Implications pour la Sécurité Alimentaire et Recommandations

### Risques pour la Santé Publique

La forte prévalence du DON, de HT-2 et T-2, associée à leur stabilité lors de la transformation et leur biodisponibilité élevée, constitue un enjeu de santé publique. Les enfants, grands consommateurs de bouillie d’avoine, sont particulièrement exposés. Les effets toxiques sont variés : immunosuppression, effets hormonaux, troubles gastro-intestinaux, voire génotoxicité.

### Perspectives Réglementaires et Pratiques Agricoles

Cette étude met en évidence la nécessité d’étendre les contrôles réglementaires sur les mycotoxines multiples, et pas uniquement sur le DON, afin de garantir la sécurité sanitaire des produits à base d’avoine. Une surveillance accrue, associée à des pratiques agronomiques limitant la prolifération de Fusarium (rotation des cultures, sélection de variétés résistantes, contrôle de l’humidité lors du stockage), est essentielle pour réduire le risque de contamination.

## Innovations dans la Détection et la Prévention

Les progrès récents en matière de chromatographie et de spectrométrie de masse permettent une quantification fiable même à très faibles concentrations, autorisant des seuils de sécurité plus stricts. Par ailleurs, des recherches sur des procédés agro-industriels (décorticage intensif, fermentation, traitements enzymatiques) visent à réduire la charge en toxines, mais leur efficacité réelle sur l’ensemble des mycotoxines reste à valider.

## Conclusion

La contamination généralisée de l’avoine destinée à l’alimentation humaine par les mycotoxines de Fusarium, couplée à leur conservation lors de la [cuisson](https://lhl.fr/blog/la-cuisson-basse-temperature/) et à leur haute biodisponibilité, souligne l’urgence d’actions concertées. Le contrôle multi-toxines, la sensibilisation des acteurs agricoles et agroalimentaires, et l’innovation dans les techniques de transformation s’imposent pour garantir la sécurité des consommateurs.

**Source : [https://www.mdpi.com/2072-6651/18/7/295](https://www.mdpi.com/2072-6651/18/7/295)**

## [Traitement efficace des PFAS : État de l’art des technologies de purification de l’eau](https://lhl.fr/blog/traitement-efficace-des-pfas-etat-de-lart-des-technologies-de-purification-de-leau/)

# Revue approfondie de l’efficacité des technologies modernes pour l’élimination des PFAS dans le traitement de l’eau

## Introduction

Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) représentent une catégorie de contaminants persistants, omniprésents dans l’environnement aquatique et reconnues pour leur toxicité et leur résistance aux procédés conventionnels de traitement de l’eau. Cette revue se penche sur l’efficacité, les limites et les perspectives des technologies actuelles et émergentes pour éliminer les PFAS de l’eau potable, des eaux usées et des eaux souterraines.

## Origines et Propriétés des PFAS

Les PFAS regroupent plusieurs milliers de composés, caractérisés par des chaînes carbonées perfluorées. Leur forte stabilité chimique découle des liaisons carbone-fluor, rendant leur dégradation extrêmement difficile. Industriellement, ils sont utilisés dans des applications variées (agents antiadhésifs, mousses anti-incendie, textiles, emballages alimentaires). La [contamination](https://lhl.fr/blog/lenvironnement-exterieur/) hydrique survient principalement via les rejets industriels, les sites d’enfouissement, et les émissions atmosphériques.

## Traitements Conventionnels : Limites Observées

### 1. Coagulation-Floculation

- Efficacité limitée, majoritairement sur les PFAS à chaîne longue.
- Les méthodes standard de coagulation avec le sulfate ferrique ou l’alun présentent des taux d’abattement faibles (&lt;20%) pour de nombreux PFAS.
- Processus rarement utilisés seuls ; souvent couplés à d’autres technologies pour accroître la rétention.

### 2. Traitements Physico-Chimiques

**Adsorption sur Charbon Actif (GAC/PAC)**

- Efficace pour les PFAS à chaîne longue (ex. : PFOA, PFOS), moins pour ceux à chaîne courte.
- Saturation rapide et nécesité de régénération ou de remplacement fréquents des médias filtrants.

**Échange d’Ions**

- Les résines échangeuses d’anions démontrent une grande capacité à éliminer une large gamme de PFAS, notamment grâce à leur forte affinité pour les groupes sulfonates et carboxylates.
- Sensibilité à la présence de co-contaminants organiques qui peuvent interférer avec les sites actifs des résines.

**Filtration sur Membranes (Osmose Inverse, Nanofiltration)**

- Hautement performante pour la rétention totale des PFAS à chaîne courte et longue.
- [Production](https://lhl.fr/blog/produits-agroalimentaires-importes-non-conformes/) de concentrats liquides contenant des PFAS, nécessitant des étapes de gestion et d’élimination supplémentaires.
- Sensibilité à l’encrassement des membranes, coût opérationnel élevé.

## Procédés Avancés d’Oxydation et de Réduction

### Ozone, Peroxydation et Photo-catalyse

- Bilan mitigé : la structure résistante des PFAS limite leur décomposition par les processus d’oxydation classique.
- Efficacité accrue avec des conditions extrêmes (UV/ozone, photo-Fenton, radiolyse), cependant le coût énergétique devient prohibitif à grande échelle.
- [Risque](https://lhl.fr/blog/quest-ce-que-le-duerp/) de [formation](https://lhl.fr/blog/les-francais-et-lhygiene-dans-les-restaurants-et-les-hotels/) de sous-produits fluorés potentiellement toxiques.

### Traitement par Découplage Électronique &amp; Sonolyse

- Techniques expérimentales, offrant des perspectives prometteuses via cassure des liaisons C-F par effet sonique ou électronique.
- Peu de retours à l’échelle industrielle, rendement à perfectionner.

## Traitements Biorémédiation et Approches Durables

- La dégradation microbienne des PFAS reste très limitée en conditions naturelles, du fait de l’inertie des liaisons C-F.
- Recherche active en biotechnologie pour sélectionner ou manipuler des micro-organismes adaptés, mais aucune avancée majeure sur la minéralisation complète à ce jour.

## Combinaisons de Procédés et Perspectives Innovantes

### Combinaisons Adsorption-Oxydation

- Les couplages GAC + oxydation avancée ou résines échangeuses + photo-catalyse s’avèrent plus efficaces pour maximiser l’élimination des PFAS, en particulier dans des matrices complexes.
- L’enjeu demeure la gestion finale des adsorbants saturés et des sous-produits générés.

### Technologies Emergentes

- Utilisation de sorbants innovants (matériaux carbonés avancés, zéolithes fonctionnalisées), explorés pour une meilleure sélectivité et capacité de rétention.
- Développement de procédés d’électrooxydation ou de plasma non thermique pour la destruction directe des PFAS avec production réduite de déchets secondaires.

## Limites, Défis et Perspectives

- L’efficacité de traitement demeure fortement dépendante de la composition de l’eau d’alimentation, de la concentration initiale en PFAS, et de la coexistence de co-contaminants.
- Le coût énergétique et le besoin en infrastructures de gestion des sous-produits influencent le déploiement de ces solutions à large échelle.
- Les évolutions réglementaires poussent à réduire les seuils admissibles de PFAS, entraînant la nécessité de technologies plus robustes combinant séparation et destruction.

## Conclusion

La lutte contre la pollution par les PFAS nécessite la synergie de multiples procédés, la compréhension fine de la chimie des différents composés, et l’innovation continue pour garantir la potabilité et la [sécurité](https://lhl.fr/blog/de-nouveaux-criteres-microbiologiques-sont-publies/) des ressources en eau. Les avancées les plus prometteuses se trouvent aujourd’hui dans la combinaison de techniques éprouvées (adsorption, échange d’ions, osmose inverse) à des procédés avancés d’oxydation ou de dégradation thermique afin de traiter efficacement tant les PFAS à chaîne courte que longue.

Source : [https://www.mdpi.com/2073-4441/18/13/1653](https://www.mdpi.com/2073-4441/18/13/1653)

## [Mycotoxines alimentaires et fourragères : risques pour la santé humaine et animale](https://lhl.fr/blog/mycotoxines-alimentaires-et-fourrageres-risques-pour-la-sante-humaine-et-animale/)

# Mycotoxines dans l’Alimentation et les Fourrages : Impacts sur la Santé Humaine et la Nutrition Animale

## Introduction

Les mycotoxines, métabolites secondaires produits par divers champignons, s’illustrent comme une préoccupation majeure de [sécurité alimentaire](https://lhl.fr/blog/la-certification-moyen-damelioration-continue-de-la-securite-alimentaire/) mondiale. Elles contaminent fréquemment les cultures (céréales, fruits, légumes) et les aliments transformés, ainsi que les fourrages destinés à l’alimentation animale. Leur présence est corrélée à une multitude de risques pour la [santé](https://lhl.fr/blog/les-allegations-de-sante/) humaine et la productivité animale.

## Nature et Origine des Mycotoxines

Les principales familles de champignons responsables réunissent :

- **Aspergillus** (aflatoxines),
- **Fusarium** (fumonisines, trichothécènes, zéaralénone),
- **Penicillium** (ochratoxines, patuline).

Ces toxines se développent durant la culture, la récolte, le stockage ou la transformation, favorisées par des conditions de [température](https://lhl.fr/blog/la-cuisson-basse-temperature/) et d’humidité spécifiques.

## Principales Mycotoxines et Leurs Effets

### Aflatoxines

Particulièrement toxiques et cancérogènes, les aflatoxines se retrouvent dans le maïs, l’arachide ou certaines épices. Elles sont métabolisées sous forme d’aflatoxine M1 dans le lait des animaux qui ont ingéré des aliments contaminés, exposant ainsi le consommateur final à un danger chronique.

### Fumonisines

Majoritairement présentes dans le maïs, les fumonisines sont associées à des encéphalopathies chez l’humain et à des pathologies telles que la leucoencéphalomalacie chez les équidés et le syndrome pulmonaire aigu chez le porc.

### Ochratoxines

L’ochratoxine A, répandue dans les céréales et les fruits secs, est néphrotoxique et soupçonnée d’être cancérigène, entraînant également des troubles immunitaires et du développement chez les animaux et les humains.

### Zéaralénone

De propriétés œstrogéniques marquées, la zéaralénone perturbe la reproduction chez différentes espèces animales et potentiellement chez l’humain exposé à des doses élevées.

### Trichothécènes

Causant des troubles digestifs chez les animaux, ces toxines engendrées par le Fusarium affectent la croissance et la santé immunitaire du bétail, impactant la chaîne [alimentaire](https://lhl.fr/blog/lenvironnement-exterieur/) humaine.

## Influence sur la Santé Humaine

L’exposition chronique aux mycotoxines est reconnue comme facteur de cancers, d’immunosuppression, de troubles rénaux, hépatiques et de retard de croissance chez l’enfant. La synergie entre plusieurs toxines aggrave ces effets, d’autant qu’elles résistent souvent aux processus thermiques, dorénavant incontournables dans la chaîne alimentaire.

Les populations vivant dans des régions à forte humidité, à faible [sécurité](https://lhl.fr/blog/de-nouveaux-criteres-microbiologiques-sont-publies/) alimentaire et à pratiques agricoles traditionnelles sont les plus exposées.

## Effets sur la Nutrition Animale et la Production Agricole

Chez les animaux d’élevage, la première conséquence d’intoxication est la baisse de performance : diminution de la prise alimentaire, perte de poids, troubles de la reproduction, immunodépression, hausse de la mortalité. Les animaux deviennent alors plus susceptibles aux maladies, et la rentabilité des exploitations s’en trouve affectée.

Certaines mycotoxines se retrouvent également dans les produits animaux—lait, viande, œufs—exposant ainsi indirectement le consommateur humain à un risque supplémentaire.

## Gestion et Prévention de la Contamination

Pour limiter la contamination, l’application de bonnes pratiques de culture (rotation, sélection de variétés résistantes), d’améliorations dans les techniques de récolte et de stockage (assèchement rapide, contrôle de l’humidité, ventilation) est incontournable.

L’ajout d’adsorbants dans les aliments du bétail ou l’utilisation de procédés de détoxication biologique avec des microorganismes spécifiques offrent une réduction efficace des mycotoxines.

Des stratégies réglementaires complètes s’imposent, intégrant l’établissement de limites maximales dans les produits alimentaires, la surveillance régulière des lots à risque, et la sensibilisation des acteurs de la chaîne agroalimentaire. Les analyses multi-résidus permettent aujourd’hui de surveiller simultanément la présence de plusieurs toxines.

## Défis Actuels et Prospective

La mondialisation des échanges, les changements climatiques et l’évolution des pratiques agricoles modifient l’incidence et la géographie des contaminations. De plus, l’apparition de mycotoxines « émergentes », peu étudiées, complique la tâche des scientifiques et législateurs.

Des efforts accrus en recherche sont nécessaires afin de mieux comprendre l’effet cumulatif des mycotoxines et de développer de nouvelles approches d’atténuation, en synergie avec une meilleure valorisation des données de surveillance globale.

## Conclusion

La persistance des mycotoxines dans la chaîne alimentaire mondiale nécessite des réponses multisectorielles, alliant innovation scientifique, rigueur réglementaire et adoption de cultures responsables. Seule une vigilance continue assurera la maîtrise durable de ce risque silencieux mais omniprésent, préservant ainsi la santé publique et la viabilité des systèmes agri-alimentaires.

Source : [https://www.mdpi.com/2072-6651/18/7/297](https://www.mdpi.com/2072-6651/18/7/297)
