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Survie de Listeria monocytogenes sur myrtilles et framboises à différentes températures de stockage

Persistance de Listeria monocytogenes sur les myrtilles et les framboises à 4 °C et −18 °C

Introduction

Les fruits rouges tels que les myrtilles et les framboises, largement consommés pour leurs bienfaits nutritionnels, présentent aussi un risque sanitaire potentiel, notamment en cas de contamination par Listeria monocytogenes. Cet agent pathogène, capable de survivre dans des conditions de réfrigération et de congélation, suscite une préoccupation croissante dans l’industrie alimentaire. Cette étude analyse la survie de L. monocytogenes sur ces fruits à des températures de stockage courantes (4 °C et -18 °C), proposant ainsi des bases scientifiques pour améliorer la gestion du risque dans la chaîne agroalimentaire.

Matériel et méthodes

Échantillons de fruits et souche bactérienne

Des myrtilles (
Vaccinium corymbosum
) et des framboises (
Rubus idaeus
) fraîches et non lavées ont été sélectionnées. Une souche cocktail de L. monocytogenes a été utilisée pour l’inoculation, simulant une contamination potentielle rencontrée dans la production ou la transformation.

Inoculation et protocoles de stockage

Après l’inoculation, les fruits ont été entreposés à 4 °C (réfrigération) et -18 °C (congélation), pour des durées allant jusqu’à 14 jours pour les conditions réfrigérées et jusqu’à 3 mois pour la congélation.

Détermination de la survie bactérienne

Des analyses microbiologiques régulières ont permis de mesurer la population de L. monocytogenes à différents intervalles, afin d’évaluer la persistance de la bactérie selon le type de fruit et les conditions de température.

Résultats

Survie à 4 °C

L. monocytogenes démontre une capacité de survie importante à 4 °C sur les deux types de fruits. Au cours des 14 jours de stockage réfrigéré, une légère diminution du nombre de bactéries est observée, mais dans la majorité des cas, la population reste significative.

  • Sur les myrtilles, la décroissance bactérienne est modérée, mettant en évidence la résistance de L. monocytogenes dans des environnements froids protégés par la surface du fruit.
  • Sur les framboises, la tendance est similaire, même si la topographie irrégulière du fruit favorise parfois une meilleure adhérence des micro-organismes.

Survie à -18 °C

Après congélation pendant 3 mois, la population de L. monocytogenes persiste sur les deux fruits, avec une légère diminution mais aucune élimination totale.

  • Les différences observées entre myrtilles et framboises suggèrent que des facteurs propres à chaque fruit (structure, composition chimique, activité de l’eau) influencent la viabilité de la bactérie.
  • La congélation ralentit considérablement le métabolisme bactérien, mais n’entraîne qu’une perte partielle de viabilité.

Discussion

Risques pour la sécurité des aliments

Ces résultats soulignent la capacité de L. monocytogenes à survivre aussi bien sous réfrigération que sous congélation, impliquant des risques continus lors de la conservation domestique ou commerciale des petits fruits rouges. Il est donc essentiel, pour les professionnels du secteur agroalimentaire comme pour les consommateurs, d’adopter des stratégies précoces de prévention et de décontamination, notamment le lavage approfondi et l’application de traitements adaptés en amont de la distribution.

Facteurs influençant la survie bactérienne

La morphologie de la surface, l’humidité résiduelle et la présence éventuelle de composés antimicrobiens naturels peuvent moduler la survie de Listeria. Les myrtilles, à la surface lisse, peuvent offrir moins de niches protectrices que les framboises, plus poreuses et offrant davantage de recoins favorables à la persistance microbienne.

Implications réglementaires et industrielles

Compte tenu de la résistance de L. monocytogenes à des températures usuelles de stockage, il s’avère impératif pour les transformateurs et distributeurs de revoir leurs processus de contrôle qualité, en incluant des plans d’échantillonnage et d’analyses de routine sur les petits fruits. Des stratégies innovantes telles que la bioconservation ou l’application d’agents antimicrobiens pourraient également renforcer la sécurité sanitaire.

Recommandations pratiques

  • Privilégier le lavage intégral des fruits avant consommation, même pour les produits bio.
  • Améliorer l’information consommateur sur les risques liés à Listeria et aux conditions optimales de stockage.
  • Renforcer les bonnes pratiques de fabrication et d’hygiène sur toute la chaîne logistique.
  • Développer des alternatives technologiques basées sur l’inactivation microbienne non thermique, pour préserver la qualité organoleptique des fruits rouges.

Conclusion

La forte résilience de Listeria monocytogenes sur les myrtilles et framboises réfrigérées ou congelées met en lumière un enjeu majeur en matière de sécurité alimentaire. Seule une approche intégrée de gestion du risque, depuis la production agricole jusqu’au consommateur final, permettra de limiter la contamination et d’assurer la qualité sanitaire des petits fruits à noyau.

Source : https://www.mdpi.com/2304-8158/15/4/638

Survie prolongée de Listeria monocytogenes à −20°C dans les crèmes glacées et gestion des risques en agroalimentaire

Survie prolongée de Listeria monocytogenes à −20°C dans les crèmes glacées contaminées : analyse approfondie d'une épidémie de listériose

Introduction

Listeria monocytogenes, pathogène alimentaire d'importance majeure, a démontré une capacité remarquable de persistance dans divers environnements. Son implication répétée dans des épidémies de listériose, et plus récemment dans des produits surgelés comme la crème glacée, a soulevé d'importantes préoccupations pour la sécurité sanitaire des aliments. Cette étude se concentre sur la survie à long terme de L. monocytogenes dans la crème glacée conservée à −20°C, en lien avec une épidémie significative survenue aux États-Unis en 2015.

Contexte de l'épidémie

En 2015, une série de cas de listériose a été attribuée à la consommation de crèmes glacées contaminées. L'analyse moléculaire a rapidement permis de relier des isolats cliniques et des isolats alimentaires, mettant en évidence une contamination persistante au sein même du processus de fabrication. La capacité de survie de L. monocytogenes à des températures de congélation, et sur de longues périodes, s'est ainsi révélée critique pour la compréhension et la gestion du risque microbiologique associé.

Caractéristiques de la survie à −20°C

L'étude a suivi la viabilité de multiples souches de L. monocytogenes, d'origines alimentaires et cliniques, inoculées dans de la crème glacée puis stockées à −20°C. Les résultats démontrent une persistance remarquable du pathogène, avec une récupération viable même après 10 à 12 mois de stockage. Les souches testées n'ont pas montré de réduction significative supérieure à 1 log du nombre de colonies viables durant toute la période d'étude. Cela suggère que le froid extrême du stockage ne suffit pas à éliminer la viabilité de L. monocytogenes dans la matrice grasse et sucrée de la crème glacée.

Méthodologie expérimentale

  • Inoculation : Des échantillons de crème glacée stérile ont été inoculés artificiellement à différents niveaux de contamination avec des souches issues de l'épidémie.
  • Stockage : Les échantillons ont été entreposés à −20°C sur plusieurs périodes allant jusqu'à 12 mois.
  • Analyse microbiologique : À des intervalles réguliers, les dénombrements ont été réalisés par culture sur milieux gélosés sélectifs adaptés à L. monocytogenes.

Résultats clés

  • Maintien de la viabilité à de faibles niveaux de contamination initiale (moins de 1 UFC/g).
  • Absence de perte rapide de viabilité malgré la durée du stockage.
  • Peu de variations entre les différentes souches et niveaux d'inoculation testés.

Facteurs expliquant la survie accrue

Propriétés de la crème glacée

La matrice grasse, la faible activité de l’eau et la température constante du stockage limite le stress osmotique et physique subi par L. monocytogenes, expliquant en partie sa remarquable persistance.

Adaptation physiologique de L. monocytogenes

Le pathogène est connu pour son aptitude à former des biofilms et à activer des mécanismes de résistance lorsqu’il est exposé à des stress environnementaux, incluant la congélation prolongée.

Impacts de la souche

Les souches étudiées présentaient des caractéristiques de survie similaires montrant l’absence de variants hyper-résistants ou hyper-sensibles dans ce contexte particulier.

Implications pour la sécurité alimentaire

  • Surveillance accrue : Ce comportement de survie nécessite une surveillance stricte des équipements et installations dans l’industrie des surgelés.
  • Mesures préventives : La restriction maximale de la contamination initiale durant la production est cruciale, car la congélation ne constitue pas une étape de contrôle efficace pour L. monocytogenes.
  • Politiques de rappel : La possibilité de survie à long terme doit être prise en compte dans la gestion des rappels et les enquêtes post-épidémiques.

Recommandations pour l'industrie agroalimentaire

  • Renforcement du nettoyage : Adopter des protocoles de désinfection renforcés au sein des lignes de production de crèmes glacées.
  • Contrôle systématique : Mettre en œuvre un dépistage régulier dans les zones critiques de production.
  • Formation du personnel : Former régulièrement les opérateurs sur les dangers propres à L. monocytogenes.

Perspectives futures

La compréhension des mécanismes moléculaires de la survie prolongée de L. monocytogenes dans des matrices alimentaires congelées demeure lacunaire et justifie des recherches complémentaires. Le développement de stratégies innovantes de contrôle, allant au-delà des simples mesures de température, s’avère indispensable pour éviter de nouvelles contaminations et épidémies.

Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022030219309609

La mention FRAIS en restauration

La mention frais au restaurant

Selon une note du 8 Février 1990 du Conseil National de la Consommation (CNC), en restauration un produit alimentaire pour avoir le droit au qualificatif Frais doit satisfaire à une triple condition :

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Pourquoi suivre la température de vos réfrigérateurs ?

Intérêt de suivre la température de vos réfrigérateurs

La réglementation impose aux professionnels de la restauration de nombreuses obligations légales et notamment la garantie de la salubrité et de l’innocuité de leurs marchandises.

Pour respecter cette obligation, les professionnels des métiers de bouche doivent effectuer des auto-contrôles indiquant les températures de leurs aliments tout au long de leur cycle de vie.
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Quelle différence entre congélation et surgélation ?

Congélation vs surgélation

L’utilisation du froid pour conserver les aliments remonte à l’époque préhistorique. A cette époque, on utilisait la neige et la glace pour conserver les produits de la chasse. Pourtant ce n’est qu’au 20ème siècle que la commercialisation des aliments surgelés a débuté suite à la découverte d’une méthode rapide de congélation : la surgélation.

Surgélation, congélation, la différence n’est pas toujours évidente pour la plupart des gens. Ces mots sont souvent employés au hasard au gré des conversations. Mais quelle est la différence entre ces 2 techniques ?
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Entretenir ses équipements frigorifiques

Comment entretenir vos équipements frigorifiques

Vos installations frigorifiques ou votre matériel réfrigéré nécessitent un entretien régulier indispensable afin de garantir leur bon fonctionnement et l’augmentation de leur durée de vie. Il faut savoir qu’un équipement frigorifique non entretenu c’est le risque :

  • d’un vieillissement prématuré de la machine
  • d’une surconsommation énergétique
  • d’une baisse de la puissance frigorifique
  • de ne plus être en conformité avec les normes de sécurité et de protection de l’environnement

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Le test de vieillissement alimentaire

La réglementation requiert que tout produit alimentaire destiné à une longue conservation soit soumis à des analyses. Ces dernières doivent être réalisées à la Date Limite de Consommation (DLC) prévue par le fabricant. Cela est imposé pour vérifier si les critères microbiologiques s’appliquant au produit sont respectés jusqu’à cette date. Les fabricants doivent donc fixer la DLC avec une grande précision. Pour le faire, le test de vieillissement alimentaire est le mieux indiqué. Découvrez tout sur ce test.

Qu’est-ce que le test de vieillissement alimentaire ?

Le test de vieillissement est aussi appelé analyse à la DLC. Il consiste à évaluer la croissance des micro-organismes dans les aliments. C’est un test qui est réalisé pour deux objectifs.

Le premier est de valider la durée de vie microbiologique d’un produit alimentaire. C’est ce qui permet au producteur d’établir la Date Limite de Consommation. Ensuite, le deuxième objectif est d’apporter des éléments pour la surveillance globale de la production.

Ce test est donc utile et nécessaire pour une nouvelle recette, pour l’établissement d’un nouveau mode de fabrication ou de conservation. Il est aussi effectué chaque année pour une bonne surveillance de la production globale.

Principe du test de vieillissement alimentaire

La durée de conservation ainsi que la température sont deux paramètres essentiels qui agissent sur le développement microbien. C’est sur cette logique que repose le principe du test de vieillissement alimentaire. Il consiste à conserver certaines denrées en faisant varier la température de façon raisonnable. Il s’agit d’une rupture de la chaîne de froid. Le temps de conservation est le nombre de jours nécessaire pour atteindre la Date Limite de Consommation.

Le professionnel doit donc commencer par définir une DLC potentielle. Pour le faire, il doit tenir compte d’un certain nombre d’éléments : comme la composition du produit et les pratiques des concurrents.

Il pourra dans ces conditions définir une DLC potentielle pour son produit. C’est donc à cette date que sont réalisées les analyses nécessaires.

Cependant, il faut souligner que certaines notions sont à prendre en compte dans la réalisation de ce test.

Les notions à prendre en compte pour réaliser le test de vieillissement alimentaire

Trois aspects essentiels sont à considérer par tout professionnel désirant réaliser le test de vieillissement alimentaire. Il s’agit du nombre d’unités de l’échantillon à utiliser, de la durée de conservation avant analyse et de la température de conservation.

Le nombre d’unités de l’échantillon

Le nombre d’unités de l’échantillon doit être fixé par l’opérateur lui-même. Toutefois, il faut savoir que la norme indique 5 échantillons pour réaliser ce test. Ces 5 unités peuvent être prélevées successivement dans l’année. La plupart des opérateurs industriels respectent ce nombre minimum et parfois le dépassent.

La durée de conservation avant analyse

La norme n’exige pas d’allonger la durée de conservation du produit soumis au test. Cependant, il est conseillé d’allonger cette durée de 10 %. Cela permet de simuler au mieux les erreurs de dates que pourrait faire le consommateur final. Il est inutile d’appliquer cela s’il y a un grand risque de pénaliser le produit.

La température de conservation

Même si la température de base est comprise entre 0 et 4 °C, elle n’est pas à adopter systématiquement. D’ailleurs, la norme prévoit différentes modalités de ruptures de la chaîne de froid à 8 °C. Elles sont à respecter selon le cas.

  • Cas où les produits sont exclusivement vendus à d’autres sociétés qui font la revente

Dans ce premier cas, il n’est pas nécessaire d’appliquer une rupture de chaîne de froid. En effet, les sociétés qui reçoivent les produits sont agréées et sont sous HACCP. Il est donc considéré qu’elles ont une bonne maîtrise de la chaîne.

  • Cas où le producteur commercialise vers des artisans, des restaurateurs et des sociétés agréées

Dans ce deuxième cas, il est conseillé de considérer la chaîne de froid pas très maîtrisée. Cela, malgré que les restaurateurs et les artisans sont contraints de respecter les Guides de Bonnes Pratiques Hygiéniques. Il faut appliquer une rupture de froid à 1/3 de la durée de conservation.

  • Cas où le producteur vend directement son produit au consommateur final

Dans ce dernier cas, la chaîne de froid doit être considérée comme mal maîtrisée. Les réfrigérateurs des particuliers sont généralement déficients. Il est recommandé ici d’appliquer une rupture de chaîne pendant 2/3 de la conservation.

Pour quel produit faut-il réaliser le test de vieillissement alimentaire

La notion de Date Limite de Consommation s’applique aux denrées alimentaires très périssables. C’est-à-dire les aliments dont la composition (à la mauvaise température) peut provoquer le développement de micro-organismes d’altération ou pathogènes. Il peut s’agir de produits laitiers frais, des pâtés, de viande crue hachée, de crèmes desserts, etc.

À une température inadéquate, les micro-organismes augmentent lentement dans ces aliments. Cela se poursuit jusqu’à ce que le nombre de ces organismes atteignent une limite donnée. Le produit est alors altéré et devient non consommable.

 

Guide Pratique pour Stocker la Nourriture dans le Congélateur

La congélation est une méthode efficace pour préserver les aliments, mais pour garantir la sécurité alimentaire, il est essentiel de bien organiser votre congélateur.

1. Répartition des Aliments :

  • Attribuez des tiroirs spécifiques :
    • Tiroir inférieur : Fruits et légumes.
    • Tiroir du milieu : Viande, poisson, produits laitiers.
    • Tiroir supérieur : Contenants étiquetés, produits de boulangerie.

2. Organisation des Tiroirs :

  • Organisez-les de manière pratique pour faciliter la recherche des articles.

3. Stocker dans les Portes :

  • Utilisez cet espace pour des articles moins sensibles au gel, comme les produits de boulangerie.

4. Congélateur Coffre :

  • Utilisez des paniers, des séparateurs, ou rangez verticalement pour une meilleure visibilité.

5. Contenant Idéal :

  • Verre ou plastique avec un couvercle étanche.
  • Étiquetez avec le contenu et la date.

6. Sans Plastique :

  • Explorez des alternatives telles que le verre, le silicone, l’acier inoxydable, le bambou.

7. Durée de Conservation :

  • La plupart des aliments : jusqu’à trois mois.
  • Étiquetez pour un suivi précis.
  • Décongélation et Cuisson :
    • Certains aliments peuvent être cuits directement, d’autres nécessitent une décongélation préalable.

En suivant ces conseils, optimisez l’utilisation de votre congélateur, minimisez le gaspillage, et assurez la qualité des aliments congelés. Organisez régulièrement pour une expérience culinaire sans souci.