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Quelle est la fréquence des controles dans les restaurants ?

La fréquence des contrôles dans les restaurants est un sujet de débat :

une fois tous les dix ou quinze ans, est-ce suffisant ? Qui est responsable des contrôles dans ces établissements ?

Il est important de comprendre que la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) est une direction interministérielle relevant des ministères de l’économie et de l’agriculture. Les agents du ministère de l’économie sont habilités à vérifier la sécurité sanitaire des aliments ainsi que l’aspect de la loyauté, c’est-à-dire s’assurer que les consommateurs ne sont pas trompés par les informations affichées sur la carte, par exemple. Ils peuvent effectuer des contrôles liés à la sécurité sanitaire des aliments. Cependant, il convient de souligner que c’est principalement le rôle des agents du ministère de l’agriculture, anciennement appelés services vétérinaires, de se charger de ces missions.

Si l’on ouvre un restaurant demain, à quel moment sera-t-il contrôlé ?

La fréquence de contrôle imposée est de 10 % par an. Cela signifie qu’un établissement peut être contrôlé une fois tous les dix ans. Il est essentiel que nous soyons informés de l’activité de l’établissement. Lors de l’ouverture ou de la reprise d’un restaurant, le gérant doit se faire connaître auprès de nos services.

Ainsi, si un restaurant change plusieurs fois de propriétaire au cours de cette période de dix ans, il est fort probable que certains d’entre eux ne soient jamais contrôlés, du moins pas par nos agents. En revanche, le gérant a l’obligation de procéder à des autocontrôles et de faire appel à des prestataires externes. Lorsque nous effectuons un contrôle, nous vérifions simplement si le gérant respecte ses obligations. Cependant, il convient de noter que ce n’est pas la DDPP qui conditionne l’ouverture d’un restaurant.

Comment sélectionnez vous les restaurants à contrôler ?

Nous nous tournons d’abord vers les nouveaux établissements (s’ils se sont déclarés auprès de nous, sinon nous apprenons souvent leur existence grâce aux signalements de clients), puis vers ceux que nous n’avons pas contrôlés depuis un certain temps. Nous prenons également en compte les signalements de clients ou ceux de l’agence régionale de santé (ARS). De plus, nous effectuons des ciblages conjoncturels en fonction de la période de l’année, en nous concentrant sur les zones plus fréquentées comme les stations de ski en hiver, les environs de festivals ou d’autres points touristiques en été, par exemple.

Sur quels critères basez vous vos contrôles ?

Tout d’abord, il existe une exigence de formation pour au moins une personne travaillant dans l’établissement, concernant les pratiques d’hygiène alimentaire et le travail en restauration commerciale. Nous contrôlons également les produits utilisés, nous nous assurons qu’ils ne sont pas périmés. Nous vérifions que les cuisines sont nettoyées après chaque service, que les règles d’autocontrôle sont respectées et que les aliments servis ne présentent aucun risque pour les clients. Nous vérifions également les règles de conservation, telles que la température appropriée, le bon emballage et les dates de péremption.

Qu’est-ce qu’une enzyme et sa réglementation associée

Les enzymes sont des protéines qui jouent un rôle de catalyseur dans de nombreuses réactions biologiques. Elles sont spécifiques, ce qui signifie qu’une enzyme ne peut catalyser qu’une réaction chimique précise.

Les enzymes alimentaires sont obtenues à partir de plantes, d’animaux, de micro-organismes ou de produits dérivés. Elles peuvent être utilisées dans les aliments à des fins technologiques à toutes les étapes de leur production, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport ou entreposage.

La réglementation applicable aux enzymes dépend de leur utilisation et de leur statut dans le produit fini. Selon qu’elles sont inactivées ou non, elles relèvent de la réglementation sur les auxiliaires technologiques ou celle sur les additifs alimentaires. Les enzymes sont considérées comme des ingrédients alimentaires, et les responsables de leur mise sur le marché sont des opérateurs du secteur alimentaire.

Il existe des travaux en cours pour établir un cadre réglementaire harmonisé au niveau européen.

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (Efsa) évalue actuellement les enzymes alimentaires pour préparer la liste des enzymes autorisées conformément au règlement européen. Une fois que l’Efsa aura émis un avis sur chaque enzyme, la Commission européenne adoptera une liste d’enzymes alimentaires autorisées.

La réglementation nationale applicable aux enzymes reste en vigueur jusqu’à la publication de cette liste par l’Union européenne. Actuellement, le dépôt d’un dossier de demande d’autorisation auprès de la Commission européenne ne permet pas la commercialisation ou l’utilisation d’une enzyme en France, sauf en respectant l’arrêté du 19 octobre 2006.

La procédure d’autorisation pour une enzyme alimentaire en tant qu’auxiliaire technologique implique le dépôt d’un dossier auprès de la Direction Générale de l’Alimentation. Ce dossier doit être conforme aux lignes directrices établies par l’arrêté du 7 mars 2011 et aux recommandations de l’Efsa. Une procédure spécifique de reconnaissance mutuelle est prévue pour les substances déjà évaluées et légalement commercialisées dans un autre État membre de l’Union européenne.

Il est important de respecter ces réglementations pour assurer la sécurité des enzymes alimentaires utilisées et éviter toute tromperie des consommateurs.

Comment se préparer efficacement au contrôle sanitaire des restaurants ?

 

En France, les établissements de restauration sont régulièrement soumis à des contrôles sanitaires effectués par des inspecteurs de la Direction départementale de la protection des populations (DDCSPP).

Qu’entend-on par contrôle sanitaire ?

Un contrôle sanitaire correspond à une visite réalisée par un inspecteur de la DDCSPP au sein d’un établissement de restauration. L’objectif de cette visite est d’assurer le respect des règles d’hygiène HACCP (Hazard Analysis Control Point) et de sécurité alimentaire.

Tous les professionnels de la restauration, qu’il s’agisse de restauration traditionnelle, de restauration rapide, de boulangerie, de crêperie, d’hôtel-restaurant ou de bar-restaurant, sont concernés par ces contrôles sanitaires.

Comment se déroule un contrôle sanitaire dans un restaurant ?

La première visite de contrôle sanitaire intervient après l’ouverture du restaurant. Le restaurateur est prévenu à l’avance de cette visite. Ensuite, les contrôles peuvent être effectués de manière régulière ou surprise.

La fréquence et la régularité des visites de l’inspecteur dépendent de différents facteurs, tels que l’emplacement du restaurant (dans une zone touristique très fréquentée, les visites seront plus fréquentes) ainsi que les antécédents de non-conformité aux règles d’hygiène de l’établissement. Des visites sanitaires peuvent également être effectuées de manière inopinée suite à un signalement d’un consommateur ou d’un ancien employé, par exemple.

Lors d’un contrôle, l’inspecteur sanitaire a le droit de :

  • Exiger des documents et des justificatifs professionnels (licence de restaurant, permis d’exploitation, etc.), d’en faire des copies et de les saisir.
  • Accéder à toutes les pièces du restaurant (cuisine, salle, sanitaires, espaces de stockage, etc.).
  • Interroger le personnel pour obtenir des informations ou des justifications.
  • Prélever des échantillons d’aliments pour analyse.
  • Vérifier la température des espaces de stockage et des aliments.
  • Détruire les matières premières ou les plats impropres à la consommation.

À l’issue du contrôle sanitaire, l’inspecteur de l’hygiène rédige un rapport contenant ses observations et les mesures à prendre. Ce rapport est remis au restaurateur.

Quels sont les points vérifiés lors du contrôle ?

En ce qui concerne l’hygiène alimentaire, l’inspecteur vérifie que la réglementation sur l’hygiène alimentaire et les procédures HACCP sont correctement respectées au sein du restaurant. Il contrôle notamment :

  • Les informations relatives à la chaîne alimentaire.
  • L’agencement des locaux, la ventilation, l’entretien et la propreté des lieux.
  • La conformité et l’entretien des équipements.
  • L’hygiène pré-opérationnelle, opérationnelle et post-opérationnelle.
  • L’hygiène du personnel du restaurant.
  • La formation en matière d’hygiène.
  • La qualité de l’eau.
  • Le contrôle des températures dans les espaces de stockage (réserves, chambre froide, réfrigérateur, etc.) et des aliments, ainsi que le respect de la chaîne du froid et du chaud.
  • Le contrôle des denrées alimentaires entrantes et sortantes de l’établissement.
  • La lutte contre les nuisibles.
  • La conformité avec la procédure HACCP.
  • Le respect des dates de péremption.
  • Le suivi et la traçabilité des denrées alimentaires.

Voici quelques recommandations pour bien préparer les contrôles sanitaires dans un restaurant :

  1. Préparez les documents nécessaires : Assurez-vous d’avoir tous les documents demandés par l’inspecteur de la DDCSPP, tels que les fiches de réception des denrées alimentaires, les registres d’interventions de nettoyage et de désinfection, les coordonnées des fournisseurs, les rapports d’analyses microbiologiques, les attestations de formation du personnel, etc.
  2. Effectuez des audits d’hygiène réguliers : Réalisez des audits d’hygiène de manière proactive pour vérifier que votre restaurant est conforme aux normes et règles HACCP, et prenez des mesures correctives en cas de non-conformité. Cela renforcera la sécurité alimentaire pour votre personnel et votre établissement, et vous aidera à éviter d’éventuelles sanctions.
  3. Suivez une formation HACCP : Assurez-vous qu’au moins un membre de votre personnel a suivi une formation HACCP. Cette formation permet de mieux comprendre les règles d’hygiène et de les appliquer correctement au quotidien. Elle contribue également à former et sensibiliser votre personnel aux enjeux de la sécurité alimentaire en restauration.
  4. Respectez les règles d’hygiène au quotidien : Veillez à ce que les règles d’hygiène soient rigoureusement respectées en permanence, et pas seulement en prévision d’un contrôle sanitaire. Cela garantira un environnement sûr pour vos clients et la conformité de votre établissement aux normes sanitaires.
  5. Consultez le guide officiel des pratiques d’hygiène : Le gouvernement met à disposition un guide officiel qui regroupe les pratiques d’hygiène à respecter dans différentes branches professionnelles. Consultez ce guide pour vous assurer de bien connaître les réglementations en vigueur.
  6. Contrôlez les résultats sur Alim’Confiance : Après un contrôle sanitaire, l’inspecteur de l’hygiène fait une évaluation générale sur le site Alim’Confiance, qui est accessible au public. Vérifiez l’appréciation de votre restaurant sur ce site pour connaître son statut et prendre les mesures correctives si nécessaire.

Il est également important de prendre en compte les risques de sanctions en cas de non-respect des règles d’hygiène. Ces sanctions peuvent inclure des avertissements, des contraventions, des amendes importantes, voire la fermeture administrative de l’établissement, en fonction de la gravité des infractions constatées.

 

La cuisson basse température

La cuisson sous-vide basse température

La cuisson basse température est un mode de cuisson de plus en plus prisé par les chefs de cuisine. La cuisson à basse température est particulièrement adaptée pour la viande. Elle permet en effet d’obtenir une texture tendre quelle que soit la pièce, de préserver les jus mais aussi d’éviter la perte de poids des morceaux durant la cuisson.

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Comment bien choisir sa planche à découper ?

 

L’importance de bien choisir sa planche à découper

La planche à découper fait partie des ustensiles de la cuisine professionnelle utilisés au quotidien. Il s’agit d’un accessoire incontournable pour découper légumes, fruits, viandes ou poissons.

Aujourd’hui, elles ont su s’adapter et se renouveler. Pourtant, on a tendance à négliger le choix de cet accessoire qui se trouve si souvent au contact des aliments. En effet, la nature du matériau a toute son importance dans l’achat d’une planche à découper.

Si vous souhaitez choisir une planche à découper qui vous convienne, nous vous invitons à découvrir les points importants pour choisir votre planche à découper.

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Renforcement des contrôles officiels

Produits d’origine animale, produits germinaux, sous produits animaux et produits composés : un renforcement des contrôles officiels

Les procédures qui permettent aux autorités compétentes de coordonner la réalisation des contrôles officiels sont fixées par le règlement UE n°2019/1873 du 7 novembre 2019. Les contrôles sont renforcés pour les produits d’origine animale, les produits germinaux, les sous-produits animaux et les produits composés aux postes de contrôle frontaliers.

A partir du 14 décembre 2019, sera appliqué le règlement UE n°21019/1873 précité portant application du règlement UE n°2017/625 du Parlement Européen et du Conseil du 15 mars 2017. Ce dernier concerne les contrôles officiels et les autres activités officielles qui servent à assurer le respect de la législation alimentaire et de la législation relative aux aliments pour animaux ainsi que les règles qui concernent la santé et le bien-être des animaux, la santé des végétaux et les produits phytopharmaceutiques.

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Cinq grandes tendances en matière d’équipements de cuisson commerciale

Au cours de la dernière décennie, le secteur de la restauration a évolué avec les innovations en matière d’équipements de cuisson et la naissance de la cuisine fantôme et de la cuisine en nuage. C’est l’avenir de la cuisine commerciale et l’industrie des équipements de cuisson doit s’y préparer. Le marché mondial des équipements de cuisson commerciaux devrait atteindre 12,9 milliards de dollars d’ici 2027, avec un taux de croissance annuel moyen de 5,2 % entre 2021 et 2027. L’expansion de l’industrie de la restauration, les innovations de produits et l’augmentation du nombre de restaurants à service rapide ont stimulé la croissance du marché.

 

L’état actuel des cuisines commerciales

 

Si vous êtes lié de près ou de loin au secteur de la restauration, vous savez que le marché est stimulé par les innovations technologiques et l’augmentation de la demande des consommateurs pour des livraisons rapides. Ainsi, les entreprises du marché des équipements de cuisson ont investi des sommes considérables pour lancer des produits dont personne ne savait qu’ils étaient nécessaires. Qui plus est, après le lancement de ces équipements de cuisson innovants, les clients ne peuvent plus s’en passer. Comme toute autre industrie, celle des équipements de cuisson commerciaux est transformée par des innovations en matière d’automatisation, d’appareils de pointe et de capteurs numériques. Toutes ces innovations ont pour but de rendre la cuisine plus facile et sans souci. Alors, à quoi ressembleraient les cuisines commerciales futuristes ?

 

  1. Innovations dans les fours commerciaux

 

Le chauffage des repas et des ingrédients est le processus le plus long et pourtant fondamental dans les cuisines des restaurants. Il était donc nécessaire d’innover dans les fours destinés aux restaurants. Les fours polyvalents qui peuvent faire office de bouilloire, de cuiseur à vapeur, de friteuse, de déshydrateur et de fumoir retiendront l’attention à l’avenir. En outre, les fours commerciaux intégrés à la technologie numérique afin d’offrir aux chefs une certaine flexibilité vont arriver sur le marché. Ces équipements permettront aux chefs de cuire les aliments à la perfection.

 

  1. Automatisation des lave-vaisselles

 

Actuellement, les restaurants utilisent des lave-vaisselles automatisés à bande transporteuse pour la commodité qu’ils offrent. Toutefois, à l’avenir, les lave-vaisselles permettront d’économiser de la main-d’œuvre et du temps. En fait, de nombreuses entreprises de fabrication d’équipements de cuisine ont lancé des lave-vaisselles intelligents qui utilisent l’eau et l’énergie de manière raisonnable, dans le but d’atteindre une efficacité totale.

 

  1. L’impression 3D et la nourriture

 

C’est peut-être l’idée la plus originale pour la cuisine commerciale. L’impression alimentaire est la dernière innovation qui permet aux chefs d’imprimer les aliments en personnalisant leur saveur et leur contenu nutritionnel et en répondant parfaitement aux attentes des clients. Cela pourrait changer la donne dans le secteur de la restauration, car le client recevra exactement ce qu’il a commandé en quelques minutes.

 

  1. L’internet des objets (IdO) et les équipements de cuisine

 

Il ne faut pas être un génie pour comprendre que l’IoT va s’infiltrer dans la restauration et les cuisines commerciales. L’ajout de quelques capteurs aux équipements de cuisson classiques pourrait permettre de gagner beaucoup de temps et d’énergie. Les opportunités et les avantages des équipements de cuisson basés sur l’IoT sont illimités et étonnants. Les chefs peuvent surveiller à distance les aliments, économiser l’électricité, le carburant et le temps de cuisson d’un plat. De plus, les restaurants peuvent économiser une tonne de gaspillage de nourriture avec de tels équipements de cuisson.

 

  1. Des équipements de cuisson flexibles

 

Le secteur de la restauration a toujours été plus adaptable. Les chefs sont donc plus susceptibles d’utiliser des équipements de cuisson offrant une flexibilité maximale. En outre, la sensibilisation accrue à la durabilité et aux coûts des services publics a donné à la flexibilité une importance plus grande que jamais.

 

Bien que ces innovations soient arrivées sur le marché, l’aspect le plus difficile est le coût de ces nouveaux équipements de cuisson. Le coût élevé des équipements de cuisson a entravé le marché. Cependant, les fabricants d’équipements de cuisson ont travaillé dur pour résoudre ce problème en développant de nouveaux schémas de financement, des forfaits sans intérêt et des leasings pour augmenter l’utilisation d’équipements de cuisson technologiquement avancés.

 

Depuis la crise du COVID-19, on observe un changement radical dans les habitudes d’achat. De plus en plus de propriétaires de restaurants sont plus enclins à investir dans une nouvelle cuisine si les options financières sont abordables et disponibles. Le système de leasing s’est avéré rentable dans le cas des fabricants de réfrigérateurs. Ainsi, d’autres fabricants d’équipements de cuisson suivent désormais la même voie pour atteindre davantage de clients, indépendamment de leur situation financière et de leur taille.

 

Dans l’ensemble, les tendances à surveiller en matière d’équipements de cuisson commerciaux visent à réduire la main-d’œuvre, l’énergie, le gaspillage alimentaire et l’espace dans la cuisine. Ces tendances suivront celles de l’alimentation et des boissons et évolueront pour répondre aux attentes et aux demandes toujours changeantes des clients.

Les cuisines fantômes vont ouvrir de nouvelles voies aux restaurateurs

Les cuisines fantômes ont gagné en popularité ces dernières années, en particulier pendant les périodes de pandémie et de post-pandémie. Diverses entreprises, adoptent cette tendance pour réduire les dépenses et les risques opérationnels. Le marché de la restauration à emporter et à livrer va connaître une demande accélérée dans les années à venir grâce aux plateformes de restauration en ligne.

 

La cuisine fantôme va-t-elle devenir la nouvelle norme du post-pandémique ?

 

Lorsque les restaurants ont fermé dans le monde entier en raison de la pandémie de 2020, les livraisons et les commandes à emporter ont explosé. Par conséquent, de nombreux restaurants ont commencé à externaliser leurs opérations de livraison et de plats à emporter vers des cuisines hors établissement. Par exemple, Denny’s, a lancé deux marques de cuisines fantômes (The Burger Den et The Melt Down) en 2021 pour augmenter sa part de marché.

 

En outre, la disponibilité d’applications de restauration en ligne, ainsi que de services de livraison tiers, a permis aux clients de renoncer plus facilement à un déplacement au restaurant.  Trois Américains sur cinq préfèrent se faire livrer ou emporter des plats au moins une fois par semaine. Parmi ces cinq clients, une personne sur deux indique qu’elle aimerait acheter des kits de repas provenant de ces cuisines fantômes. Par exemple, le modèle de cuisine fantôme de Postmates tisse des liens entre les marques alimentaires les plus performantes, les traiteurs et sa place de marché. L’application Postmates se charge de trouver des employés, de gérer les stocks des fournisseurs, d’exploiter l’entreprise et de faire fonctionner la cuisine, tandis que les marques reçoivent une redevance sur ses ventes. Au vu de son succès, Uber a prévu d’acheter Postmates fin 2021 pour 2,65 milliards de dollars.

 

Les cuisines fantômes sont un excellent moyen de lancer rapidement un restaurant, mais aussi un excellent moyen d’assurer la transition vers un marché. Dog Haus, par exemple, a commencé avec seulement deux magasins, mais exploite maintenant plus de 10 cuisines fantômes dans le monde entier.

 

Plusieurs entreprises ont non seulement étendu leurs activités à la livraison et à la vente à emporter en ligne, mais ont également introduit des technologies innovantes pour améliorer l’ensemble de leurs opérations. Ces mesures ont été prises dans le seul but d’accroître l’efficacité de l’entreprise en générant davantage de revenus.

 

Éliminer les frais d’applications tierces avec les systèmes de point de vente (POS) de cuisine

 

Un système de point de vente est principalement utilisé par les restaurants pour accepter les paiements en espèces et par carte de crédit et pour gérer les communications internes. Les systèmes de point de vente ont évolué pour devenir des centres d’opérations. La commande et la livraison en ligne, sont devenues plus pertinentes, les fournisseurs de systèmes de point de vente améliorant leurs offres logicielles afin que les restaurants puissent éviter les frais coûteux de tiers. Avec la plupart des systèmes POS pour restaurants, les serveurs peuvent saisir directement les commandes et demander qu’elles soient envoyées à la cuisine. Cela permet de réduire les erreurs en cuisine et d’augmenter l’efficacité du personnel et de la préparation des aliments.

 

Améliorer les services de cuisine avec les systèmes d’affichage en cuisine (KDS) pour une meilleure expérience client

 

Grâce aux solutions KDS, le personnel de cuisine peut recevoir des commandes directement des clients. Les inefficacités et les erreurs dues à l’utilisation d’intermédiaires, comme les erreurs de communication dues au bouche-à-oreille ou à l’écriture des commandes sur un bloc-notes, sont pratiquement éliminées. Les restaurants peuvent entièrement personnaliser le logiciel pour l’adapter à leurs besoins.

 

Gestion automatisée des stocks pour éviter le sur stockage et le gaspillage alimentaire

 

L’automatisation a permis aux restaurants de se transformer en cuisines fantômes. Avec cette approche, les entreprises devront suivre la gestion de leurs stocks pour éviter le sur stockage ou le gaspillage et répondre aux demandes de leurs clients de manière transparente. Ainsi, avec une solution automatisée, il est possible de maintenir un inventaire précis en suivant le nombre d’ingrédients utilisés dans chaque plat et en gardant trace de la quantité de chaque plat que vous avez vendu.

 

Même lorsque les stocks commencent à approcher des niveaux critiques à la fin, les systèmes automatisés suggèrent de passer une commande auprès d’un nouveau fournisseur. Les exploitants de cuisines fantômes qui opèrent depuis plusieurs sites peuvent utiliser une solution automatisée pour synchroniser les stocks et partager les données.

 

Le logiciel de gestion des stocks F&B s’est avéré efficace pour de nombreuses cuisines fantômes. Il est possible de traiter plusieurs tâches différentes. Dès que les données sont saisies, elles sont automatiquement enregistrées dans le module d’inventaire et les quantités et valeurs sont ajustées. Grâce à ce système, des alertes seront données lorsque les stocks sont en baisse et lorsqu’ils sont en sur stockage. C’est un réel gain de temps.

 

Grâce à la technologie de l’apprentissage automatique, un gestionnaire de cuisine fantôme peut avoir une connaissance exacte de ce qui a été utilisé jusqu’à présent et de ce qui sera nécessaire prochainement. Les solutions d’automatisation de l’industrie alimentaire peuvent gérer plus que les ingrédients. Elles peuvent également gérer la vaisselle, les couverts et d’autres articles en stock.

 

À ce jour, les cuisines fantômes se sont révélées être une alternative viable aux expériences de restauration à domicile. Toutefois, ces progrès s’accompagnent d’inefficacités dans les opérations qui doivent également être traitées. Un bon moyen d’identifier et d’éliminer les inefficacités est de surveiller la progression des commandes.

 

En utilisant la connectivité 5G, les chefs de cuisine fantômes peuvent utiliser des équipements de restaurant intelligents, des capteurs IOT et des robots assistants pour rationaliser les opérations. Les capteurs, par exemple, peuvent surveiller combien de conteneurs de livraison sont nécessaires pendant les heures de pointe ou combien d’œufs se trouvent dans le réfrigérateur. En outre, le robot effectue des tâches qui peuvent être automatisées, comme faire griller des pains à hamburger. Avec la 5G, les robots peuvent communiquer plus facilement avec leurs capteurs potentiels et fonctionner avec une latence plus faible.

 

Du point de vue de l’expérience client, les marques de cuisine fantôme peuvent rapidement et facilement mettre à jour leur site web et leurs médias sociaux sur une base quotidienne. Cela leur permet de rester en contact permanent avec leurs clients. Dans le même temps, il devient plus facile pour les clients de suivre leurs commandes en temps réel, via l’application tierce ou directement sur le site Web de l’entreprise. Les différents restaurants seront en mesure de mieux gérer les opérations et les ressources en mettant en œuvre l’automatisation dans l’industrie alimentaire. Grâce à cette efficacité, le secteur alimentaire est susceptible d’augmenter ses revenus et d’offrir une meilleure expérience client avec l’approche de la cuisine fantôme.