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 La lactofermentation révélée : une base de connaissances et de saveurs

 La lactofermentation révélée : une base de connaissances et de saveurs

 

Dans une étude de trois ans menée par des chercheurs du pôle de compétitivité Vegepolys et de l’Inrae, une base de connaissances approfondie sur la technique de lactofermentation a été élaborée. Cette méthode ancestrale de conservation des légumes, autrefois entourée de mystère, fait un retour en force grâce aux confinements, à l’essor des circuits courts, au fait-maison, et même à la crise énergétique. L’étude baptisée Flegme a réuni vingt-huit structures du monde économique (chambres d’agriculture, maraîchers, entreprises, organismes de recherche, universités, lycées) de Bretagne et des Pays de la Loire, ainsi que deux-cent-cinquante citoyens passionnés. Ensemble, ils ont permis la collecte de quatre-vingts bocaux de légumes lactofermentés, préparés dans des cuisines ordinaires.

L’objectif principal de cette recherche était d’analyser une diversité de préparations lactofermentées afin de déterminer les risques potentiels pour la santé. En effet, en dehors de la choucroute, les connaissances sur les écosystèmes bactériens impliqués dans la lactofermentation étaient limitées. Selon Solen Leherissey, ingénieure projet et coordinatrice de l’étude, la lactofermentation, bien que relativement simple à réaliser, nécessite une vigilance particulière et le respect des règles d’hygiène sanitaire de base, telles que le nettoyage des contenants et la marche en avant, pour garantir une conservation sans risque.

Pour approfondir leurs recherches, les scientifiques se sont concentrés sur deux légumes emblématiques de la lactofermentation : le chou et la carotte. Ils ont obtenu des échantillons provenant de Moldavie, où cette technique est profondément enracinée. L’analyse des différents paramètres de fabrication, tels que la salinité et la découpe, a permis de mettre en évidence l’influence des communautés microbiennes sur la qualité nutritionnelle des produits finis. Ces résultats ont été compilés dans un guide pratique intitulé « L’ABC des légumes fermentés » et dans un cahier de recettes qui mettent en valeur les nouvelles saveurs offertes par la lactofermentation.

Au-delà des connaissances et des saveurs découvertes, l’étude a également contribué à fédérer un réseau d’acteurs intéressés par la lactofermentation. En effet, de nombreuses personnes sont avides d’informations sur cette technique, qui peut parfois susciter des inquiétudes. Cependant, une question demeure en suspens : la durée de consommation (DLC) et de conservation (DMM) des produits lactofermentés. Ce sujet fait actuellement l’objet de débats parmi les chercheurs, qui n’ont pas encore tranché.

En conclusion, cette étude sur la lactofermentation a permis d’acquérir des connaissances approfondies, de mettre en lumière de nouvelles saveurs et de créer une dynamique.

Structures du monde économique (chambres d’agriculture, maraîchers, entreprises, organismes de recherche, universités, lycées) de Bretagne et des Pays de la Loire, ainsi que deux-cent-cinquante citoyens passionnés. Ensemble, ils ont permis la collecte de quatre-vingts bocaux de légumes lactofermentés, préparés dans des cuisines ordinaires.

L’objectif principal de cette recherche était d’analyser une diversité de préparations lactofermentées afin de déterminer les risques potentiels pour la santé. En effet, en dehors de la choucroute, les connaissances sur les écosystèmes bactériens impliqués dans la lactofermentation étaient limitées. Selon Solen Leherissey, ingénieure projet et coordinatrice de l’étude, la lactofermentation, bien que relativement simple à réaliser, nécessite une vigilance particulière et le respect des règles d’hygiène sanitaire de base, telles que le nettoyage des contenants et la marche en avant, pour garantir une conservation sans risque.

Pour approfondir leurs recherches, les scientifiques se sont concentrés sur deux légumes emblématiques de la lactofermentation : le chou et la carotte. Ils ont obtenu des échantillons provenant de Moldavie, où cette technique est profondément enracinée. L’analyse des différents paramètres de fabrication, tels que la salinité et la découpe, a permis de mettre en évidence l’influence des communautés microbiennes sur la qualité nutritionnelle des produits finis. Ces résultats ont été compilés dans un guide pratique intitulé « L’ABC des légumes fermentés » et dans un cahier de recettes qui mettent en valeur les nouvelles saveurs offertes par la lactofermentation.

Au-delà des connaissances et des saveurs découvertes, l’étude a également contribué à fédérer un réseau d’acteurs intéressés par la lactofermentation. En effet, de nombreuses personnes sont avides d’informations sur cette technique, qui peut parfois susciter des inquiétudes. Cependant, une question demeure en suspens : la durée de consommation (DLC) et de conservation (DMM) des produits lactofermentés. Ce sujet fait actuellement l’objet de débats parmi les chercheurs, qui n’ont pas encore tranché.

En conclusion, cette étude sur la lactofermentation a permis d’acquérir des connaissances approfondies, de mettre en lumière de nouvelles saveurs et de créer une dynamique nouvelle.

L’huile de cuisson : faut il la verser dans l’évier ?

Qu’advient-il de l’huile de cuisson usagée lorsqu’elle est versée dans l’évier ?

L’huile de cuisson est un élément essentiel dans les cuisines commerciales. Elle est nécessaire pour la friture profonde, et les différents types d’huile de cuisson que vous choisissez affectent le goût et la texture des aliments.

Une fois qu’un lot d’huile de cuisson de restaurant est utilisé et ne convient plus à la friture, il doit être éliminé quelque part. Bien qu’il s’agisse d’un liquide, vous pourriez être tenté de verser les graisses de cuisson de restaurant dans l’évier, mais cela ne devrait jamais être une option. Ce qui pourrait sembler être une solution facile pour se débarrasser des déchets ne fera qu’entraîner de gros problèmes pour votre entreprise, vous faisant perdre du temps et de l’argent à long terme.

Voici ce qui se passe lorsque l’huile de cuisson usagée est versée dans l’évier et pourquoi votre personnel de restaurant ne devrait jamais le faire.

De la graisse sur une table, avant refroidissement complet, avec un texte devant disant : « La graisse durcit lorsqu’elle refroidit, ce qui signifie qu’elle ne restera pas liquide longtemps. Une fois qu’elle a durci, elle adhérera aux parois de vos canalisations et des résidus commenceront à s’accumuler. »

1.La graisse de cuisson durcit lorsqu’elle refroidit Bien que votre huile de cuisson de restaurant chaude puisse sembler identique à de l’eau savonneuse lorsqu’elle est jetée, elle ne restera pas dans cet état. La graisse durcit lorsqu’elle refroidit, ce qui signifie qu’elle ne restera pas liquide longtemps. Une fois qu’elle a durci, elle adhérera aux parois de vos canalisations et des résidus commenceront à s’accumuler.

Votre personnel sera probablement inconscient de ce problème naissant jusqu’à ce qu’il devienne un problème majeur. À mesure que l’accumulation de graisse se forme sur les parois de vos canalisations, elle piégera les débris alimentaires et tout ce qui passe par votre évier. Cela finira par causer un blocage et d’autres problèmes de plomberie dans votre séparateur de graisse, ce qui vous laissera avec un problème coûteux à résoudre et potentiellement un désordre à nettoyer.

Vous pourriez penser qu’ajouter de l’eau derrière l’huile de cuisson usagée aidera à la faire passer à travers les canalisations, mais cela ne fera que peu de différence. L’eau ne l’aide pas à glisser. Elle n’est pas assez chaude et aucun savon n’est assez fort pour empêcher l’huile de durcir, de coller aux parois et de provoquer un blocage.

De plus, la quantité de graisse qui parvient à travers votre système de drainage ne se retrouve pas dans un meilleur endroit. En fait, plus elle s’échappe, plus elle deviendra un problème encore plus important et potentiellement plus coûteux.

2.La graisse de cuisson pénètre dans le système d’égouts Même si une partie de la graisse parvient à travers vos canalisations sans durcir, les égouts posent souvent un problème plus important et sérieux. Les égouts contiennent des produits chimiques provenant de produits de nettoyage, de systèmes de tuyauterie oxydés et d’autres formes de déchets en décomposition. Lorsque la graisse s’ajoute à ce mélange, cela devient un gros problème – au sens propre et figuré. Lorsque la graisse entre en contact avec ces produits chimiques, ils réagissent ensemble et forment une nouvelle substance savonneuse et cireuse qui devient collante et se développe, parfois appelée « fatberg« .

Qu’est-ce qu’un « fatberg » ?

Un « fatberg » est l’accumulation d’huile et de graisse qui a été versée dans l’évier et qui se solidifie autour des déchets non biologiques évacués. Pensez à la graisse qui se dilate comme une bulle, mais qui s’accumule comme une boule de neige lorsqu’elle entre en contact avec des produits chimiques et d’autres formes de déchets présents dans les égouts.

Les « fatbergs » peuvent devenir très gros et peuvent durcir jusqu’à atteindre une consistance similaire au béton. Selon certaines estimations, les « fatbergs » peuvent atteindre plus de 240 mètres de long et peser jusqu’à 100 tonnes. Vous n’auriez peut-être pas imaginé qu’une telle taille se forme simplement en versant de l’huile de cuisson dans l’évier comme de l’eau, mais cela peut facilement arriver. Ils nécessitent souvent des équipements spécialisés pour être enlevés. Une fois qu’un « fatberg » se forme et grossit, il devient un problème sérieux pour le système d’égouts de la ville. Par exemple, le nettoyage des « fatbergs » de graisse coûte près de 3,5 millions d’euros par an à la ville de New York.

Est-ce que verser de la graisse dans l’évier en vaut la peine ?

  1. Amendes coûteuses, dommages environnementaux Si un « fatberg » ou un autre problème lié à la graisse se produit dans le système d’égouts de votre municipalité et qu’il est attribué à votre restaurant versant de la graisse dans l’évier, vous serez responsable d’une amende coûteuse de votre municipalité locale.

Les dommages environnementaux sont réels. Les inondations et les refoulements des égouts peuvent déposer des déchets et des eaux usées brutes dans les environs. Cela est toxique pour les plantes et la faune, ainsi que préjudiciable à l’environnement local. Personne ne gagne lorsque de la graisse est versée dans l’évier. Il n’y a aucun avantage à le faire, et ce qui pourrait sembler être un moyen rapide et facile de se débarrasser des déchets ne fera qu’entraîner des problèmes pour votre entreprise à long terme.

Alors, que devez-vous faire avec votre huile de cuisson usagée ?

2. Recyclez l’huile de cuisson usagée avec un prestataire réputé Le recyclage avec un partenaire de recyclage réputé est toujours l’option     supérieure lorsqu’il s’agit de se débarrasser de votre huile de cuisson usagée. Cela permet non seulement de prévenir les problèmes de     plomberie, mais cela améliorera également vos résultats financiers et contribuera à la santé de l’environnement à long terme.

Personne ne gagne lorsque l’huile de cuisson usagée est versée dans l’évier. Assurez-vous que votre entreprise élimine votre huile de friture de manière sûre et responsable, et tirez une valeur constante d’une matière première qui fait frire vos délicieux aliments et améliore vos résultats financiers lorsqu’elle est manipulée correctement.

Sécurité de la farine

Sécurité de la farine

Ne laissez pas l’E. coli devenir l’ingrédient secret de votre gâteau. Plus tôt ce mois-ci, nous avons commencé à recevoir des informations sur une épidémie d’origine alimentaire provenant d’une source improbable : la farine. Au début du mois d’avril, 12 personnes étaient tombées malades et trois avaient été hospitalisées à cause d’une contamination de la farine par la salmonelle. Bien que l’épidémie en soit encore à ses débuts, aucune personne n’est décédée à cause de sa maladie.

Une source spécifique n’a pas encore été identifiée dans l’épidémie, mais toutes les personnes tombées malades ont signalé avoir mangé de la pâte crue avant de développer des symptômes, et la farine a été identifiée comme le seul ingrédient commun à ces pâtes et ces pâtons.

Cela ne devrait peut-être pas surprendre ceux qui suivent les épidémies et les aliments impliqués dans ces épidémies.

De plus en plus, nous constatons des preuves que la consommation de pâte crue de quelque sorte que ce soit peut être une très mauvaise idée, surtout pour les jeunes enfants. Bien que les œufs crus soient toujours une préoccupation, la farine crue utilisée dans ces produits est devenue presque aussi problématique.

Les deux E. Coli et la salmonelle ont été impliquées dans des épidémies récentes liées à la farine. Entre 2017 et 2022, on a dénombré environ 22 rappels impliquant de la farine.

les récentes épidémies aident à illustrer pourquoi la farine doit être traitée de la même manière que tout autre aliment potentiellement dangereux dans nos cuisines. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la farine crue n’est pas un aliment prêt à être consommé.

En fait, Consumer Reports a récemment souligné que la farine était l’un des dix aliments rappelés les plus risqués. Ces récentes épidémies aident à illustrer pourquoi la farine doit être traitée de la même manière que tout autre aliment potentiellement dangereux dans nos cuisines.

Au cours des dernières années, j’ai reçu des questions sur les causes des épidémies de farine. Bien sûr, la plupart de ceux qui me contactent savent que l’E. Coli ou la salmonelle est l’agent responsable de l’épidémie, mais comment la farine a-t-elle été contaminée par ces bactéries ? Même s’il est extrêmement difficile de déterminer exactement la méthode par laquelle la farine a été contaminée, il est fort probable que cela se soit produit dans les champs.

Bien que la plupart des agriculteurs utilisent les meilleures méthodes disponibles pour suivre les bonnes pratiques agricoles, il est toujours possible que le blé dans les champs soit contaminé lorsqu’il entre en contact avec des excréments d’animaux, de l’eau d’irrigation contaminée ou des écoulements provenant de pâturages et de champs voisins. Une fois contaminée, la farine n’est généralement pas traitée thermiquement pour éliminer les bactéries, ce qui explique comment la farine contaminée peut se retrouver dans votre cuisine.

Alors, que pouvez-vous faire pour protéger vos invités et votre entreprise ?

Traitez la farine comme un aliment potentiellement dangereux, car c’est vraiment le cas ! Si vous gérez une boulangerie ou fabriquez des produits de boulangerie dans votre établissement, assurez-vous de désinfecter les surfaces de travail avant et après utilisation.

Éliminez les contaminations croisées, comme vous le feriez avec une viande ou une volaille. N’autorisez pas les employés à manger de la pâte crue ou des pâtons, et assurez-vous de ne pas avoir de recettes (comme les truffes, le glaçage ou les cookies) qui impliquent de la farine sans étape de cuisson avant la dégustation.

Enfin, ne servez pas de pâte à cookies crue dans les glaces ou autres desserts sans vous assurer que le produit est une pâte à cookies comestible fabriquée avec de la farine traitée thermiquement et des œufs pasteurisés ou sans œufs. Ne prenez aucun risque.

Température de cuisson

Les températures de cuisson.

La sécurité alimentaire repose sur l’adoption de mesures appropriées pour garantir une température de cuisson adéquate. Chaque été, nous sommes confrontés à une augmentation des cas de maladies d’origine alimentaire, peut-être en raison des températures estivales qui rendent plus difficile le contrôle de la température des aliments sensibles, ou peut-être en raison de la popularité croissante des barbecues pendant cette période de l’année.

Pour limiter la propagation de ces agents dans notre chaîne alimentaire, il est essentiel de garantir une cuisson appropriée, en veillant à atteindre les températures de cuisson recommandées. Cette précaution revêt une importance particulière pendant l’été, lorsque les pique-niques sont plus fréquents et que les professionnels de la restauration et des services alimentaires travaillent dans des environnements moins familiers.

Il est primordial que vos employés se rappellent de deux éléments essentiels :

la température finale de cuisson recommandée pour différents produits et la manière de prendre correctement la température des aliments, surtout lorsqu’il s’agit de plats inhabituels par rapport à notre menu habituel. Même en travaillant dans des cuisines non conventionnelles pendant cette période, il est essentiel de maintenir les normes de sécurité alimentaire et les températures de cuisson appropriées. Par conséquent, il est crucial que nos employés se souviennent de la température de cuisson finale recommandée pour divers produits et sachent comment prendre la température des aliments correctement.

Les températures de cuisson constituent un principe fondamental de la sécurité alimentaire, enseigné dès le premier cours sur le sujet. Cependant, il n’est pas toujours facile de s’en souvenir, surtout lorsque de nouvelles connaissances peuvent entraîner des révisions des températures de cuisson finales, telles que celles recommandées dans les mises à jour du code alimentaire.

Voici les recommandations actuelles pour les températures de cuisson :

57 °C : pour les plats végétariens maintenus au chaud ;

63 °C : pour les œufs préparés devant être servis immédiatement, les steaks de viande fraîche, les côtelettes et les rôtis ;

68 °C : pour les œufs préparés devant être servis ultérieurement, le bœuf haché et le porc ;

74 °C : pour toutes les volailles et les viandes farcies.

Prendre la température des aliments peut être déroutant pour les employés qui travaillent avec de nouveaux ingrédients ou qui ne sont pas habitués à utiliser un thermomètre alimentaire. Il est important de rappeler aux employés que chaque type de thermomètre nécessite une méthode légèrement différente. Les thermomètres à cadran à tige bimétallique et les thermomètres numériques sont les plus couramment utilisés.

L’emplacement du thermomètre lors de la prise de température est également crucial pour obtenir des résultats précis. Il doit être inséré dans la partie la plus épaisse de l’aliment, en évitant les cartilages, les graisses et les os. Dans le cas des hamburgers, des steaks et des poitrines de poulet, il est préférable de placer le thermomètre sur le côté. En cas de doute, il est recommandé de prendre plusieurs mesures sur différents points de l’aliment.

Lorsque vous cuisinez de grandes quantités d’aliments, comme cela peut être le cas en restauration, il est préférable de mesurer la température finale de cuisson de chaque élément individuellement. Cependant, nous comprenons que cela n’est pas toujours possible ou pratique. Dans ce cas, il est recommandé de mesurer la température de plusieurs produits pour s’assurer que la température finale appropriée a été atteinte. Si vous placez de grandes quantités d’aliments sur le grill ou la plaque chauffante en même temps, mesurez la température de ceux qui ont été placés à différents moments (début, milieu, fin) avant de retirer l’ensemble. Selon le type de thermomètre utilisé, il est important de laisser suffisamment de temps au thermomètre pour obtenir une lecture précise.

 

Comment se préparer efficacement au contrôle sanitaire des restaurants ?

 

En France, les établissements de restauration sont régulièrement soumis à des contrôles sanitaires effectués par des inspecteurs de la Direction départementale de la protection des populations (DDCSPP).

Qu’entend-on par contrôle sanitaire ?

Un contrôle sanitaire correspond à une visite réalisée par un inspecteur de la DDCSPP au sein d’un établissement de restauration. L’objectif de cette visite est d’assurer le respect des règles d’hygiène HACCP (Hazard Analysis Control Point) et de sécurité alimentaire.

Tous les professionnels de la restauration, qu’il s’agisse de restauration traditionnelle, de restauration rapide, de boulangerie, de crêperie, d’hôtel-restaurant ou de bar-restaurant, sont concernés par ces contrôles sanitaires.

Comment se déroule un contrôle sanitaire dans un restaurant ?

La première visite de contrôle sanitaire intervient après l’ouverture du restaurant. Le restaurateur est prévenu à l’avance de cette visite. Ensuite, les contrôles peuvent être effectués de manière régulière ou surprise.

La fréquence et la régularité des visites de l’inspecteur dépendent de différents facteurs, tels que l’emplacement du restaurant (dans une zone touristique très fréquentée, les visites seront plus fréquentes) ainsi que les antécédents de non-conformité aux règles d’hygiène de l’établissement. Des visites sanitaires peuvent également être effectuées de manière inopinée suite à un signalement d’un consommateur ou d’un ancien employé, par exemple.

Lors d’un contrôle, l’inspecteur sanitaire a le droit de :

  • Exiger des documents et des justificatifs professionnels (licence de restaurant, permis d’exploitation, etc.), d’en faire des copies et de les saisir.
  • Accéder à toutes les pièces du restaurant (cuisine, salle, sanitaires, espaces de stockage, etc.).
  • Interroger le personnel pour obtenir des informations ou des justifications.
  • Prélever des échantillons d’aliments pour analyse.
  • Vérifier la température des espaces de stockage et des aliments.
  • Détruire les matières premières ou les plats impropres à la consommation.

À l’issue du contrôle sanitaire, l’inspecteur de l’hygiène rédige un rapport contenant ses observations et les mesures à prendre. Ce rapport est remis au restaurateur.

Quels sont les points vérifiés lors du contrôle ?

En ce qui concerne l’hygiène alimentaire, l’inspecteur vérifie que la réglementation sur l’hygiène alimentaire et les procédures HACCP sont correctement respectées au sein du restaurant. Il contrôle notamment :

  • Les informations relatives à la chaîne alimentaire.
  • L’agencement des locaux, la ventilation, l’entretien et la propreté des lieux.
  • La conformité et l’entretien des équipements.
  • L’hygiène pré-opérationnelle, opérationnelle et post-opérationnelle.
  • L’hygiène du personnel du restaurant.
  • La formation en matière d’hygiène.
  • La qualité de l’eau.
  • Le contrôle des températures dans les espaces de stockage (réserves, chambre froide, réfrigérateur, etc.) et des aliments, ainsi que le respect de la chaîne du froid et du chaud.
  • Le contrôle des denrées alimentaires entrantes et sortantes de l’établissement.
  • La lutte contre les nuisibles.
  • La conformité avec la procédure HACCP.
  • Le respect des dates de péremption.
  • Le suivi et la traçabilité des denrées alimentaires.

Voici quelques recommandations pour bien préparer les contrôles sanitaires dans un restaurant :

  1. Préparez les documents nécessaires : Assurez-vous d’avoir tous les documents demandés par l’inspecteur de la DDCSPP, tels que les fiches de réception des denrées alimentaires, les registres d’interventions de nettoyage et de désinfection, les coordonnées des fournisseurs, les rapports d’analyses microbiologiques, les attestations de formation du personnel, etc.
  2. Effectuez des audits d’hygiène réguliers : Réalisez des audits d’hygiène de manière proactive pour vérifier que votre restaurant est conforme aux normes et règles HACCP, et prenez des mesures correctives en cas de non-conformité. Cela renforcera la sécurité alimentaire pour votre personnel et votre établissement, et vous aidera à éviter d’éventuelles sanctions.
  3. Suivez une formation HACCP : Assurez-vous qu’au moins un membre de votre personnel a suivi une formation HACCP. Cette formation permet de mieux comprendre les règles d’hygiène et de les appliquer correctement au quotidien. Elle contribue également à former et sensibiliser votre personnel aux enjeux de la sécurité alimentaire en restauration.
  4. Respectez les règles d’hygiène au quotidien : Veillez à ce que les règles d’hygiène soient rigoureusement respectées en permanence, et pas seulement en prévision d’un contrôle sanitaire. Cela garantira un environnement sûr pour vos clients et la conformité de votre établissement aux normes sanitaires.
  5. Consultez le guide officiel des pratiques d’hygiène : Le gouvernement met à disposition un guide officiel qui regroupe les pratiques d’hygiène à respecter dans différentes branches professionnelles. Consultez ce guide pour vous assurer de bien connaître les réglementations en vigueur.
  6. Contrôlez les résultats sur Alim’Confiance : Après un contrôle sanitaire, l’inspecteur de l’hygiène fait une évaluation générale sur le site Alim’Confiance, qui est accessible au public. Vérifiez l’appréciation de votre restaurant sur ce site pour connaître son statut et prendre les mesures correctives si nécessaire.

Il est également important de prendre en compte les risques de sanctions en cas de non-respect des règles d’hygiène. Ces sanctions peuvent inclure des avertissements, des contraventions, des amendes importantes, voire la fermeture administrative de l’établissement, en fonction de la gravité des infractions constatées.

 

Qu’est-ce qu’une enzyme et sa réglementation associée

Les enzymes sont des protéines qui jouent un rôle de catalyseur dans de nombreuses réactions biologiques. Elles sont spécifiques, ce qui signifie qu’une enzyme ne peut catalyser qu’une réaction chimique précise.

Les enzymes alimentaires sont obtenues à partir de plantes, d’animaux, de micro-organismes ou de produits dérivés. Elles peuvent être utilisées dans les aliments à des fins technologiques à toutes les étapes de leur production, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport ou entreposage.

La réglementation applicable aux enzymes dépend de leur utilisation et de leur statut dans le produit fini. Selon qu’elles sont inactivées ou non, elles relèvent de la réglementation sur les auxiliaires technologiques ou celle sur les additifs alimentaires. Les enzymes sont considérées comme des ingrédients alimentaires, et les responsables de leur mise sur le marché sont des opérateurs du secteur alimentaire.

Il existe des travaux en cours pour établir un cadre réglementaire harmonisé au niveau européen.

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (Efsa) évalue actuellement les enzymes alimentaires pour préparer la liste des enzymes autorisées conformément au règlement européen. Une fois que l’Efsa aura émis un avis sur chaque enzyme, la Commission européenne adoptera une liste d’enzymes alimentaires autorisées.

La réglementation nationale applicable aux enzymes reste en vigueur jusqu’à la publication de cette liste par l’Union européenne. Actuellement, le dépôt d’un dossier de demande d’autorisation auprès de la Commission européenne ne permet pas la commercialisation ou l’utilisation d’une enzyme en France, sauf en respectant l’arrêté du 19 octobre 2006.

La procédure d’autorisation pour une enzyme alimentaire en tant qu’auxiliaire technologique implique le dépôt d’un dossier auprès de la Direction Générale de l’Alimentation. Ce dossier doit être conforme aux lignes directrices établies par l’arrêté du 7 mars 2011 et aux recommandations de l’Efsa. Une procédure spécifique de reconnaissance mutuelle est prévue pour les substances déjà évaluées et légalement commercialisées dans un autre État membre de l’Union européenne.

Il est important de respecter ces réglementations pour assurer la sécurité des enzymes alimentaires utilisées et éviter toute tromperie des consommateurs.

Quelle est la fréquence des controles dans les restaurants ?

La fréquence des contrôles dans les restaurants est un sujet de débat :

une fois tous les dix ou quinze ans, est-ce suffisant ? Qui est responsable des contrôles dans ces établissements ?

Il est important de comprendre que la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) est une direction interministérielle relevant des ministères de l’économie et de l’agriculture. Les agents du ministère de l’économie sont habilités à vérifier la sécurité sanitaire des aliments ainsi que l’aspect de la loyauté, c’est-à-dire s’assurer que les consommateurs ne sont pas trompés par les informations affichées sur la carte, par exemple. Ils peuvent effectuer des contrôles liés à la sécurité sanitaire des aliments. Cependant, il convient de souligner que c’est principalement le rôle des agents du ministère de l’agriculture, anciennement appelés services vétérinaires, de se charger de ces missions.

Si l’on ouvre un restaurant demain, à quel moment sera-t-il contrôlé ?

La fréquence de contrôle imposée est de 10 % par an. Cela signifie qu’un établissement peut être contrôlé une fois tous les dix ans. Il est essentiel que nous soyons informés de l’activité de l’établissement. Lors de l’ouverture ou de la reprise d’un restaurant, le gérant doit se faire connaître auprès de nos services.

Ainsi, si un restaurant change plusieurs fois de propriétaire au cours de cette période de dix ans, il est fort probable que certains d’entre eux ne soient jamais contrôlés, du moins pas par nos agents. En revanche, le gérant a l’obligation de procéder à des autocontrôles et de faire appel à des prestataires externes. Lorsque nous effectuons un contrôle, nous vérifions simplement si le gérant respecte ses obligations. Cependant, il convient de noter que ce n’est pas la DDPP qui conditionne l’ouverture d’un restaurant.

Comment sélectionnez vous les restaurants à contrôler ?

Nous nous tournons d’abord vers les nouveaux établissements (s’ils se sont déclarés auprès de nous, sinon nous apprenons souvent leur existence grâce aux signalements de clients), puis vers ceux que nous n’avons pas contrôlés depuis un certain temps. Nous prenons également en compte les signalements de clients ou ceux de l’agence régionale de santé (ARS). De plus, nous effectuons des ciblages conjoncturels en fonction de la période de l’année, en nous concentrant sur les zones plus fréquentées comme les stations de ski en hiver, les environs de festivals ou d’autres points touristiques en été, par exemple.

Sur quels critères basez vous vos contrôles ?

Tout d’abord, il existe une exigence de formation pour au moins une personne travaillant dans l’établissement, concernant les pratiques d’hygiène alimentaire et le travail en restauration commerciale. Nous contrôlons également les produits utilisés, nous nous assurons qu’ils ne sont pas périmés. Nous vérifions que les cuisines sont nettoyées après chaque service, que les règles d’autocontrôle sont respectées et que les aliments servis ne présentent aucun risque pour les clients. Nous vérifions également les règles de conservation, telles que la température appropriée, le bon emballage et les dates de péremption.

Cinq grandes tendances en matière d’équipements de cuisson commerciale

Au cours de la dernière décennie, le secteur de la restauration a évolué avec les innovations en matière d’équipements de cuisson et la naissance de la cuisine fantôme et de la cuisine en nuage. C’est l’avenir de la cuisine commerciale et l’industrie des équipements de cuisson doit s’y préparer. Le marché mondial des équipements de cuisson commerciaux devrait atteindre 12,9 milliards de dollars d’ici 2027, avec un taux de croissance annuel moyen de 5,2 % entre 2021 et 2027. L’expansion de l’industrie de la restauration, les innovations de produits et l’augmentation du nombre de restaurants à service rapide ont stimulé la croissance du marché.

 

L’état actuel des cuisines commerciales

 

Si vous êtes lié de près ou de loin au secteur de la restauration, vous savez que le marché est stimulé par les innovations technologiques et l’augmentation de la demande des consommateurs pour des livraisons rapides. Ainsi, les entreprises du marché des équipements de cuisson ont investi des sommes considérables pour lancer des produits dont personne ne savait qu’ils étaient nécessaires. Qui plus est, après le lancement de ces équipements de cuisson innovants, les clients ne peuvent plus s’en passer. Comme toute autre industrie, celle des équipements de cuisson commerciaux est transformée par des innovations en matière d’automatisation, d’appareils de pointe et de capteurs numériques. Toutes ces innovations ont pour but de rendre la cuisine plus facile et sans souci. Alors, à quoi ressembleraient les cuisines commerciales futuristes ?

 

  1. Innovations dans les fours commerciaux

 

Le chauffage des repas et des ingrédients est le processus le plus long et pourtant fondamental dans les cuisines des restaurants. Il était donc nécessaire d’innover dans les fours destinés aux restaurants. Les fours polyvalents qui peuvent faire office de bouilloire, de cuiseur à vapeur, de friteuse, de déshydrateur et de fumoir retiendront l’attention à l’avenir. En outre, les fours commerciaux intégrés à la technologie numérique afin d’offrir aux chefs une certaine flexibilité vont arriver sur le marché. Ces équipements permettront aux chefs de cuire les aliments à la perfection.

 

  1. Automatisation des lave-vaisselles

 

Actuellement, les restaurants utilisent des lave-vaisselles automatisés à bande transporteuse pour la commodité qu’ils offrent. Toutefois, à l’avenir, les lave-vaisselles permettront d’économiser de la main-d’œuvre et du temps. En fait, de nombreuses entreprises de fabrication d’équipements de cuisine ont lancé des lave-vaisselles intelligents qui utilisent l’eau et l’énergie de manière raisonnable, dans le but d’atteindre une efficacité totale.

 

  1. L’impression 3D et la nourriture

 

C’est peut-être l’idée la plus originale pour la cuisine commerciale. L’impression alimentaire est la dernière innovation qui permet aux chefs d’imprimer les aliments en personnalisant leur saveur et leur contenu nutritionnel et en répondant parfaitement aux attentes des clients. Cela pourrait changer la donne dans le secteur de la restauration, car le client recevra exactement ce qu’il a commandé en quelques minutes.

 

  1. L’internet des objets (IdO) et les équipements de cuisine

 

Il ne faut pas être un génie pour comprendre que l’IoT va s’infiltrer dans la restauration et les cuisines commerciales. L’ajout de quelques capteurs aux équipements de cuisson classiques pourrait permettre de gagner beaucoup de temps et d’énergie. Les opportunités et les avantages des équipements de cuisson basés sur l’IoT sont illimités et étonnants. Les chefs peuvent surveiller à distance les aliments, économiser l’électricité, le carburant et le temps de cuisson d’un plat. De plus, les restaurants peuvent économiser une tonne de gaspillage de nourriture avec de tels équipements de cuisson.

 

  1. Des équipements de cuisson flexibles

 

Le secteur de la restauration a toujours été plus adaptable. Les chefs sont donc plus susceptibles d’utiliser des équipements de cuisson offrant une flexibilité maximale. En outre, la sensibilisation accrue à la durabilité et aux coûts des services publics a donné à la flexibilité une importance plus grande que jamais.

 

Bien que ces innovations soient arrivées sur le marché, l’aspect le plus difficile est le coût de ces nouveaux équipements de cuisson. Le coût élevé des équipements de cuisson a entravé le marché. Cependant, les fabricants d’équipements de cuisson ont travaillé dur pour résoudre ce problème en développant de nouveaux schémas de financement, des forfaits sans intérêt et des leasings pour augmenter l’utilisation d’équipements de cuisson technologiquement avancés.

 

Depuis la crise du COVID-19, on observe un changement radical dans les habitudes d’achat. De plus en plus de propriétaires de restaurants sont plus enclins à investir dans une nouvelle cuisine si les options financières sont abordables et disponibles. Le système de leasing s’est avéré rentable dans le cas des fabricants de réfrigérateurs. Ainsi, d’autres fabricants d’équipements de cuisson suivent désormais la même voie pour atteindre davantage de clients, indépendamment de leur situation financière et de leur taille.

 

Dans l’ensemble, les tendances à surveiller en matière d’équipements de cuisson commerciaux visent à réduire la main-d’œuvre, l’énergie, le gaspillage alimentaire et l’espace dans la cuisine. Ces tendances suivront celles de l’alimentation et des boissons et évolueront pour répondre aux attentes et aux demandes toujours changeantes des clients.