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Le gaspillage alimentaire

Mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire – Décret du 18 novembre 2022

Le 18 novembre dernier, un décret a été publié au Journal officiel afin d’améliorer l’information des consommateurs sur la consommabilité des denrées alimentaires après leur date de durabilité minimale (DDM). Ce décret permet aux professionnels d’ajouter des informations complémentaires à la mention « à consommer de préférence avant le », afin d’informer les consommateurs que le produit reste consommable sans danger pour leur santé au-delà de cette date. L’objectif principal est de lutter contre le gaspillage alimentaire.

La date de durabilité minimale est souvent mal comprise par les consommateurs. Cette date indique la période pendant laquelle le produit conserve toutes ses qualités gustatives et olfactives, sans préciser explicitement qu’il peut être consommé après la date indiquée.

Les consommateurs ont tendance à interpréter cette date comme un avertissement de ne pas consommer le produit une fois la date passée, voire comme une indication qu’il n’est plus consommable, ce qui les pousse à le jeter. De plus, cela entraîne une baisse significative des ventes des produits approchant leur DDM dans les magasins. Par conséquent, le nouveau décret vise à réduire ces sources de gaspillage en rappelant que les produits dont la DDM est dépassée peuvent être consommés sans aucun risque pour la santé.

Selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), près de 10 millions de tonnes de nourriture consommable sont jetées chaque année en France.

Informations mentionnées

L’article 35 de la loi AGEC du 10 février 2020, qui vise à lutter contre le gaspillage alimentaire et à promouvoir l’économie circulaire, a introduit une disposition dans le code de la consommation permettant d’accompagner la date de durabilité minimale d’une mention informant les consommateurs que le produit reste consommable après cette date. Le décret d’application publié le 18 novembre dernier, qui concerne les denrées alimentaires fabriquées et commercialisées en France, permet aux professionnels de :

  • Ajouter les mots « Pour une dégustation optimale, » avant l’indication de la DDM.
  • Ajouter la phrase « Ce produit peut être consommé après cette date » ou toute autre mention équivalente pour le consommateur, dans le champ visuel de l’indication de la DDM.
  • Combiner les deux mentions précédentes. Les termes « à consommer jusqu’au » accompagnant la date limite de consommation (DLC) d’un produit restent inchangés.

Différences entre la DLC et la DDM

La date limite de consommation (DLC) indique une limite stricte au-delà de laquelle le produit ne doit plus être consommé. La DLC est mentionnée sur les emballages avec la phrase « A consommer jusqu’au… », suivie de la date et du mois, ou d’une référence indiquant où cette date figure sur l’étiquetage. Après cette date, la denrée ne doit plus être consommée car elle pourrait présenter un risque pour la santé. De plus, elle ne peut plus être commercialisée.

La date de durabilité minimale (DDM) est la date jusqu’à laquelle le produit conserve ses qualités initiales, notamment son apparence, son odeur, son goût, sa texture et sa valeur nutritive. Si l’emballage n’est pas endommagé et que les qualités spécifiques du produit n’ont pas été altérées, les denrées dont la DDM est dépassée peuvent être consommées sans danger pour le consommateur.

Comment se préparer aux contrôles sanitaires dans les restaurants ?

 

Préparation aux contrôles sanitaires dans les restaurants : conseils indispensables

En France, tous les établissements de restauration doivent se soumettre à des contrôles sanitaires réguliers réalisés par des inspecteurs de la Direction départementale de la protection des populations (DDCSPP).

Qu’est-ce qu’un contrôle sanitaire ?

Un contrôle sanitaire est une visite effectuée par un inspecteur de la DDCSPP au sein d’un établissement de restauration. Son objectif est de vérifier le respect des règles d’hygiène HACCP (Hazard Analysis Control Point) et de sécurité alimentaire. Tous les professionnels de la restauration sont concernés, qu’il s’agisse de la restauration traditionnelle, rapide, de boulangeries, crêperies, hôtels-restaurants ou bars-restaurants.

Comment se déroule un contrôle sanitaire dans un restaurant ?

Le premier contrôle sanitaire intervient après l’ouverture du restaurant, et le restaurateur en est informé à l’avance. Ensuite, les contrôles peuvent être programmés régulièrement ou réalisés de manière surprise.

La fréquence et la régularité des visites dépendent de plusieurs facteurs, tels que l’emplacement du restaurant (dans une zone touristique très fréquentée, les contrôles seront plus fréquents.) et les antécédents de non-conformité aux règles d’hygiène de l’établissement. Des inspections sanitaires peuvent également être effectuées de façon imprévue suite à un signalement d’un client ou d’un ancien employé, par exemple.

Lors d’un contrôle, l’inspecteur sanitaire est autorisé à :

  • Demander des documents et des justificatifs professionnels tels que la licence du restaurant, le permis d’exploitation, en faire des copies et les emporter ;
  • Accéder à toutes les zones du restaurant (cuisine, salle, sanitaires, espaces de stockage…) ;
  • Interroger le personnel pour obtenir des informations ou des justifications ;
  • Prélever des échantillons pour les analyser ;
  • Vérifier les températures des zones de stockage et des aliments ;
  • Détruire les matières premières ou les plats impropres à la consommation.

À la fin du contrôle, l’inspecteur de l’hygiène rédige un rapport avec ses observations et les mesures à prendre, qui est remis au restaurateur.

Quels sont les points de contrôle ?

En ce qui concerne l’hygiène alimentaire, l’inspecteur vérifie le respect de la réglementation en matière d’hygiène alimentaire et des procédures HACCP au sein du restaurant. Il examine notamment les aspects suivants :

  • Les informations relatives à la chaîne alimentaire ;
  • L’aménagement des locaux, la ventilation, l’entretien et la propreté du lieu ;
  • La conformité et l’entretien des équipements ;
  • L’hygiène pré-opérationnelle, opérationnelle et post-opérationnelle ;
  • L’hygiène du personnel du restaurant ;
  • La formation en matière d’hygiène ;
  • La qualité de l’eau ;
  • Le contrôle des températures des espaces de stockage (réserves, chambre froide, réfrigérateur…), des aliments et le respect de la chaîne du froid et du chaud ;
  • Le contrôle des denrées alimentaires entrantes et sortantes de l’établissement ;
  • La lutte contre les nuisibles ;
  • La conformité aux procédures HACCP ;
  • Le respect des dates de péremption ;
  • Le suivi et la traçabilité des denrées alimentaires.

Comment bien se préparer à un contrôle sanitaire dans un restaurant ?

Voici quelques conseils essentiels pour bien se préparer aux contrôles sanitaires dans votre restaurant :

Préparez les documents à présenter : L’inspecteur de la DDCSPP peut demander la consultation de plusieurs documents différents, tels que :

  • La fiche de réception des denrées alimentaires ;
  • Les registres des interventions de nettoyage, de désinfection et de dératisation, avec les dates et les signatures des personnes responsables ;
  • Les coordonnées des fournisseurs ;
  • Les coordonnées des clients, si l’établissement est une entreprise ;
  • Les rapports d’analyses microbiologiques régulièrement effectuées ;
  • Les documents de formation et d’information du personnel ;
  • L’attestation de suivi de la formation HACCP ;
  • L’attestation d’aptitude du personnel (médecine du travail) ;
  • La fiche technique des produits de désinfection et d’entretien, l’enregistrement des températures dans les espaces de stockage et l’entretien du matériel (hotte, extracteur d’air…) ;
  • La fiche de contrôle des huiles de friture ;
  • La fiche d’enregistrement des produits non conformes ;
  • Les fiches d’actions correctives.

Veillez à avoir ces différents documents à disposition.

Effectuez régulièrement des audits d’hygiène : L’audit d’hygiène est une démarche volontaire entreprise par le propriétaire d’un établissement de restauration. Cette initiative est très utile pour :

  • Vérifier la conformité de votre restaurant aux normes et aux règles HACCP ;
  • Mettre en place des mesures correctives en cas de non-conformité ;
  • Renforcer la sécurité alimentaire pour le personnel et l’établissement ;
  • Prévenir d’éventuelles sanctions.

Un auditeur analysera les mêmes points de contrôle qu’un inspecteur de l’hygiène (locaux, équipements, produits, températures…).

Suivez une formation HACCP : La formation HACCP est obligatoire pour au moins un membre du personnel du restaurant. Cependant, cette formation est très utile pour comprendre les règles d’hygiène et les appliquer correctement au quotidien. Elle permet également de former et de sensibiliser votre personnel aux enjeux de la sécurité alimentaire en restauration. Pour en savoir plus sur ce sujet, consultez notre article sur l’importance de la formation HACCP en restauration.

Respectez les règles d’hygiène au quotidien : Il est essentiel de veiller à respecter rigoureusement les règles d’hygiène de manière continue, et pas seulement en prévision d’un contrôle sanitaire.

Consultez le guide officiel des pratiques d’hygiène : Le gouvernement met à disposition des restaurateurs un guide officiel validé par l’État qui regroupe les pratiques d’hygiène à respecter dans différentes branches professionnelles. Vous pouvez consulter ce guide sur le site officiel du gouvernement.

Consultez les résultats sur Alim’Confiance : À la suite d’un contrôle sanitaire, l’inspecteur de l’hygiène évalue également l’établissement sur le site Alim’Confiance, avec l’une des mentions suivantes :

  • Très satisfaisant
  • Satisfaisant
  • À améliorer
  • À corriger de manière urgente

Le site internet et l’application mobile Alim’Confiance sont accessibles au grand public, permettant aux consommateurs de consulter l’appréciation de chaque restaurant et de savoir s’ils respectent les normes d’hygiène. Pour les restaurateurs, c’est également un moyen de connaître le statut de leur établissement et de prendre les mesures correctives nécessaires.

Quels sont les risques de sanctions après un contrôle sanitaire ?

En cas de non-respect des règles d’hygiène, il existe trois types de sanctions :

  • Des sanctions administratives : il s’agit d’un avertissement demandant au restaurateur de prendre des mesures correctives dans un délai imparti.
  • Des sanctions pénales : les agents de la DGCCRF peuvent dresser un procès-verbal, infliger une contravention, une amende importante, voire prononcer une peine d’emprisonnement en cas d’infractions graves si aucune amélioration n’a été apportée suite au contrôle sanitaire.
  • La fermeture administrative : si le restaurant n’est pas conforme aux réglementations et représente un danger pour la santé des consommateurs, il peut être contraint à fermer, parfois avec une amende et/ou une peine d’emprisonnement.

 

4 conseils pour maximiser son taux de remplissage

Comment maximiser le taux de remplissage de votre restaurant et comment le calculer ?

Le taux de remplissage, également appelé taux d’occupation, représente le pourcentage de tables occupées par rapport au nombre total de tables disponibles dans votre restaurant, ce qui correspond à la capacité totale du lieu à un moment donné ou sur une période donnée. Il s’agit d’un indicateur clé de performance (KPI) dans le secteur de l’hôtellerie-restauration.

La formule pour calculer le taux de remplissage en restaurant est la suivante :

Taux de remplissage = (nombre de tables réservées ou occupées) / (nombre total de tables) * 100

Un taux de remplissage suffisamment élevé est essentiel pour assurer la rentabilité de votre établissement et atteindre vos objectifs de marge brute.

Le calcul du taux de remplissage vous permet d’évaluer la performance et l’attrait global de votre restaurant sur une période donnée ou d’un jour à l’autre. Si votre taux de remplissage est inférieur à vos objectifs, vous pouvez prendre des mesures correctives pour augmenter le taux de rotation des tables et renforcer l’attrait de votre enseigne.

Voici cinq outils et conseils incontournables pour maximiser le taux de remplissage de votre restaurant :

  1. Installer un module de gestion des réservations :

    Environ 10 % des appels passés à un restaurant ne sont pas traités, et 85 % des réservations sont effectuées en dehors des heures de service de l’établissement. Une gestion efficace des réservations joue un rôle crucial dans le taux de remplissage de votre restaurant. Pour le maximiser, il est vivement recommandé d’installer un logiciel de gestion des réservations . Ce module digital, intégré sur votre site internet, permet à vos clients de faire des réservations de manière autonome 24 h / 24 et 7 j / 7, de recevoir des rappels et des notifications avant la date de réservation, voire même de choisir leurs plats à l’avance. Cela contribue à augmenter significativement le taux d’occupation du restaurant, à réduire les réservations non honorées (no-show) et à faire gagner du temps au personnel en salle qui n’a plus à gérer les réservations par téléphone.

  2. Accélérer la prise de commande et l’encaissement :

    La prise de commande et l’encaissement des clients sont des tâches récurrentes qui prennent beaucoup de temps. Pour maximiser le taux de remplissage de votre restaurant, il est donc judicieux de numériser et d’automatiser ces étapes. Vous pouvez utiliser le menu digital par QR Code, permettant aux clients de scanner le code avec leur smartphone pour accéder au menu en ligne, sans avoir à attendre l’arrivée du serveur avec le menu papier. Ainsi, ils peuvent passer leur commande de manière autonome, ce qui accélère le taux de rotation des tables. Pour permettre aux clients de payer leur addition sans contact, directement depuis leur téléphone, pensez également à installer un système de paiement par QR Code . D’autres outils digitaux tels qu’un logiciel de caisse performant, des tablettes numériques pour la prise de commandes, des bornes de commande, un logiciel de gestion des plannings du personnel, des applications de gestion des livraisons, etc., peuvent également accélérer la prise de commande et l’encaissement au restaurant, réduisant ainsi les erreurs liées aux commandes sur papier, économisant du temps pour le personnel et raccourcissant la durée de chaque service.

  3. Optimiser la gestion du restaurant :

    Une bonne gestion de votre établissement est directement liée à sa rentabilité et à son attractivité. De nombreux outils digitaux peuvent vous aider à rationaliser et à optimiser la gestion de votre restaurant, tels que des logiciels de gestion des stocks pour gagner du temps et rationaliser l’utilisation des matières premières, des plans de salle numériques pour avoir une vue d’ensemble constante du taux d’occupation, des fiches techniques de cuisine pour fluidifier et accélérer la préparation des plats tout en garantissant la rentabilité de chaque vente, etc.

  4. Soigner la relation client pour fidéliser votre clientèle :

    Établir une relation de proximité, de confiance et de qualité avec vos clients est un facteur clé pour fidéliser votre clientèle et, par conséquent, maximiser le taux de remplissage de votre restaurant. Pour cela, il est essentiel de former votre équipe pour offrir un service de qualité irréprochable, accueillir et informer les clients de manière bienveillante et chaleureuse. Proposez régulièrement des offres spéciales, mettez en place des promotions et des programmes de fidélité pour vos clients réguliers. Utilisez un outil de gestion de la relation client (CRM) pour mieux connaître vos clients et personnaliser leur expérience.

En mettant en pratique ces conseils et en utilisant les outils appropriés, vous pouvez maximiser le taux de remplissage de votre restaurant, assurer sa rentabilité et améliorer l’expérience de vos clients.

Le tri à la source des biodéchets est obligatoire depuis le 1er janvier 2024

Les Biodéchets : Tri, Recyclage et Valorisation.

Depuis le 1er janvier 2024, la France a instauré une loi obligeant le tri à la source de tous les biodéchets. Chartée par la loi AGEC (Anti Gaspillage pour une Économie Circulaire), cette mesure s’aligne avec les réformes écologiques européennes visant à réduire le gaspillage alimentaire et à valoriser les biodéchets.

Les biodéchets : Qu’est-ce que c’est?

Selon la législation environnementale, les biodéchets sont classés comme étant des déchets biodégradables non dangereux. Dans le détail, une multitude de déchets sont considérés comme des biodéchets, notamment :

  • Les déchets de jardin et de parc (feuilles mortes, tontes de pelouse, etc.)
  • Les déchets alimentaires provenant des bureaux, des restaurants ou encore des commerces
  • Les résidus de production et de transformation des produits alimentaires (épluchures, arêtes de poisson, etc.)

Les obligations des entreprises face aux biodéchets

De nombreuses entreprises sont concernées par l’obligation de trier leurs biodéchets. Jusqu’en 2024, seules les entreprises produisant plus de 5 tonnes de biodéchets par an étaient assujetties à cette contrainte. Toutefois, cette mesure s’applique désormais à tous les professionnels, indépendamment de leur niveau de production de biodéchets.

Les solutions existantes pour le tri des biodéchets

Pour se conformer à la loi, deux options s’offrent aux entreprises : le compostage et la collecte séparée.

Le compostage de biodéchets

Le compostage est une solution qui se réalise soit collectivement, soit en autonomie au sein même de l’établissement. Outre le fait d’être une solution écologique, elle permet de valoriser les biodéchets directement sur place. Il existe plusieurs types de compostage, dont le compostage en bac, en chalet, rotatif ou encore électromécanique.

La collecte séparée de biodéchets

Si le compostage n’est pas envisageable, la seconde option est la collecte séparée des biodéchets par la collectivité ou par un prestataire externe. Cette dernière se fait soit via un bac individuel, soit par une borne accessible à tous.

Les avantages de la valorisation des biodéchets

La valorisation des biodéchets est gage de nombreux avantages, notamment :

  • L’éradication de l’incinération énergivore
  • La production d’énergies renouvelables (biogaz, etc.)
  • L’amélioration de la qualité des sols grâce aux engrais organiques issues des biodéchets.

Les sanctions en cas de non-respect du tri à la source

Dans le but de garantir la mise en œuvre du tri à la source, des sanctions peuvent être appliquées en cas de non-respect de cette obligation. L’amende peut aller jusqu’à 750 euros par infraction.

Conclusion

L’instauration du tri à la source des biodéchets représente un pas de géant dans notre lutte contre le gaspillage et notre poursuite d’une économie verte. Cette loi vise à encourager une exploitation judicieuse de nos ressources afin d’œuvrer vers un avenir plus durable.

Questions Fréquemment Posées (FAQ)

Qu’est-ce que le tri à la source?

C’est une loi imposant le tri des biodéchets à leur source, c’est-à-dire au moment de leur création (chez les particuliers, les entreprises, etc.)

Que sont les biodéchets?

Les biodéchets rassemblent les déchets biodégradables non dangereux tels que les déchets de jardin, les déchets alimentaires, etc.

À qui s’adresse l’obligation de tri?

Cette obligation concerne toutes les entreprises, indépendamment de leur niveau de production de biodéchets.

Quelles solutions existent pour le tri des biodéchets?

Les solutions les plus communes sont le compostage ou la collecte séparée effectuée par la collectivité ou un prestataire externe.

Quelles sanctions sont prévues en cas de non-respect de l’obligation de tri?

Le non-respect de cette loi peut être sanctionné d’une amende allant jusqu’à 750 euros par infraction.

Textes de loi et références

 

 

Quelles leçons les restaurants doivent tirer du confinement ?

 Les leçons du confinement des restaurants sont essentielles pour faire face à la hausse des coûts. Les restaurants doivent continuer à innover pour améliorer l’expérience des convives.

Être dans l’industrie de la restauration en ce moment est difficile. Les prix des denrées alimentaires augmentent en raison des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, de l’augmentation des coûts de main-d’œuvre et de la fermeture des usines de transformation. Les prix de la volaille ont augmenté de 15 % à 18 %, et le coût des œufs a augmenté de 73 %. L’industrie des services alimentaires se bat pour suivre ces nouveaux coûts, ce qui fait monter le prix d’un repas au restaurant à un niveau record depuis 40 ans. En même temps, les Américains font face à une crise du coût de la vie et à une inflation des prix à la consommation, ce qui les laisse avec beaucoup moins de revenus disponibles.

En d’autres termes, les restaurants sont confrontés à des coûts d’exploitation plus élevés – et augmentent leurs prix – au moment même où les convives sont les moins en mesure de payer plus. Bien que l’augmentation des coûts des produits d’épicerie puisse inciter certains consommateurs à manger au restaurant, il est clair que les restaurants doivent en faire plus pour justifier des prix plus élevés et améliorer l’expérience client.

Heureusement, les restaurateurs d’aujourd’hui disposent d’un ensemble de stratégies qui peuvent les aider à y parvenir. Pendant la pandémie, les restaurants de toutes sortes ont adopté de nouvelles technologies et des modèles commerciaux innovants pour offrir un service de qualité, une commodité au volant et une expérience numérique aux consommateurs. Pour faire face à leurs défis actuels, les entreprises de services alimentaires doivent se remémorer leurs expériences de confinement et continuer à innover pour fidéliser leur clientèle.

Un service de première classe

Fournir un service client cinq étoiles est peut-être la chose la plus importante que les restaurants puissent faire pour rendre les prix plus acceptables pour les clients aux revenus limités. Sept consommateurs sur dix déclarent être prêts à payer plus cher pour un excellent service. Une expérience de restaurant de qualité supérieure entraîne également des visites répétées et des recommandations en ligne, ce qui est crucial pour les restaurants, car une augmentation d’une étoile sur Yelp peut augmenter les revenus de 5 % à 9 %.

Le défi pour les restaurants est d’ajouter de la valeur à l’expérience culinaire grâce à un service en personne de qualité, tout en faisant face à un fort roulement du personnel et à des pénuries de main-d’œuvre. C’est un problème à deux volets : d’une part, les restaurants doivent améliorer l’expérience des employés et assurer leur fidélisation. Et d’autre part, les nouveaux employés doivent être intégrés rapidement et efficacement, et recevoir les outils et les connaissances nécessaires pour fournir un excellent service.

Dans ces deux domaines, les nouvelles technologies adoptées par les restaurants pendant la pandémie peuvent aider. Grâce à des outils numériques tels que des listes de tâches, des flux de travail intelligents pour les points de vente et des systèmes de planification intelligents, il est possible pour les restaurants de faire plus avec moins et de continuer à servir des repas sans compromettre l’expérience client.

Ces outils peuvent également aider les établissements de restauration à répondre aux attentes évolutives de leurs employés : 77 % des travailleurs de la restauration accordent désormais la priorité à la connexion avec leurs collègues et leurs responsables, et 63 % souhaitent pouvoir travailler de manière autonome.

Offrir de la commodité

Les clients ont regretté l’interaction humaine lors de l’expérience en restaurant pendant la pandémie, mais il y a de nombreuses caractéristiques de la restauration à cette époque qu’ils souhaitent conserver. La commande de nourriture en ligne avec livraison à domicile et le retrait en bordure de trottoir sont devenus des éléments essentiels de l’industrie de la restauration au cours des deux dernières années, et les clients ont appris à apprécier la flexibilité et la commodité offertes par ces technologies.

Les restaurants devraient maintenant tirer parti de cet esprit de créativité et de commodité pour continuer à attirer leurs clients. Pendant la pandémie, par exemple, certains restaurants ont déployé des camions de restauration rapide pour gérer les commandes à emporter, ou ont ouvert des cuisines fantômes exclusivement dédiées à la livraison et au retrait.

Au-delà de la simple commande en ligne pour emporter et livraison, les restaurants doivent désormais introduire la commodité numérique dans l’expérience sur place. Au lieu des menus traditionnels en papier, les restaurants peuvent proposer des codes QR et des options de commande simplifiées qui facilitent la commande et le paiement tout en personnalisant l’expérience culinaire pour les clients.

Il existe également une demande croissante pour la commande en ligne avant l’arrivée, de sorte que les restaurants puissent préparer les plats avant même l’arrivée des convives à leur table. Une fois que les clients ont terminé leur repas, les codes QR peuvent être utilisés pour permettre des paiements mobiles sans contact, offrant ainsi aux clients une expérience plus sûre et plus fluide..

Adopter le nouveau

Les prix en hausse semblent susceptibles de persister à l’avenir, et de nombreux restaurants devront facturer plus cher pour rester en activité. Cela signifie cependant que les restaurants devront également redoubler d’efforts pour satisfaire leurs clients. Alors que nous entrons dans l’ère post-COVID, les restaurants doivent s’appuyer sur les innovations numériques qui les ont aidés à surmonter la crise du COVID, être prêts à adopter de nouvelles technologies et à les utiliser pour offrir une nouvelle valeur aux convives.

Même au plus fort des confinements liés à la pandémie, les restaurants ont suscité une fidélité incroyable, avec des clients achetant des cartes-cadeaux et des plats à emporter pour soutenir leurs établissements préférés. De nombreux convives sont impatients de continuer à montrer leur soutien, même si cela signifie payer plus cher, mais ils s’attendent en retour à des expériences culinaires pratiques, de haute qualité et mémorables.

La meilleure façon d’y parvenir est d’adopter les nouvelles technologies et les nouvelles pratiques commerciales sur lesquelles les restaurants ont compté pour traverser la crise du COVID. Que ce soit pour améliorer l’expérience client, renforcer la formation et l’engagement des employés ou exploiter de nouvelles informations commerciales au sein de réseaux de restaurants, les outils numériques jouent un rôle essentiel dans l’industrie de la restauration en constante évolution d’aujourd’hui.

Les 2 principales tendances qui transforment les opérations de restauration aujourd’hui

Les deux principales tendances qui transforment les opérations de restauration aujourd’hui

L’avenir de la technologie de restauration à la lumière des enseignements de la pandémie

Autrefois considérées comme une nouveauté, les solutions technologiques de restauration sont en train de devenir un élément essentiel dans les cuisines et les salles à manger des restaurants à travers le pays. Tout au long de la pandémie, les exploitants ont pris note des évolutions du mode de vie des consommateurs et des besoins de leur personnel, ce qui a conduit à l’émergence de nouvelles innovations pour répondre à ces nouveaux besoins.

L’expérience des clients est le moteur de l’innovation technologique, en mettant l’accent sur des moyens de rendre la vie des consommateurs plus captivante, pratique et globalement fluide.

Voici les deux principales tendances technologiques qui bouleversent actuellement l’industrie de la restauration.

Tendance n°1 – Solutions sans surveillance pour la rapidité et la commodité

Les consommateurs recommencent à sortir et à renouer avec leurs endroits et expériences préférés. Par conséquent, ils veulent optimiser leur temps, ce qui fait de la rapidité et de la commodité une priorité dans leur esprit. La possibilité de faire un achat rapide et de vivre une expérience facile peut faire la différence d’un consommateur choisissant un restaurant plutôt qu’un autre, et cela peut avoir un impact à plus grande échelle sur les performances commerciales.

Il est souvent difficile de rendre les opérations humaines plus rapides, c’est pourquoi les solutions technologiques sans surveillance peuvent apporter leur soutien et relever ce défi. De nombreux restaurants ont abordé cette problématique grâce à des innovations numériques, comme Panera qui a étendu son programme d’abonnement café à un club illimité où les consommateurs peuvent échanger leurs boissons gratuites via tous les canaux possibles, que ce soit au service au volant ou sur leurs bornes en magasin.

Les bornes ne sont pas le seul type de solution qui peut répondre à ce besoin. Dans l’ensemble du secteur, les fournisseurs ont testé des plateformes de « click and collect » qui peuvent être intégrées aux opérations de restauration. Par exemple, le refroidisseur Quik Pick de PepsiCo utilise une technologie avancée de vision par ordinateur et d’intelligence artificielle pour la reconnaissance automatique des produits. Une fois les articles reconnus et approuvés, les consommateurs déverrouillent simplement le refroidisseur en passant ou en tapant leur carte, ouvrent la porte pour récupérer leurs articles, et sont facturés une fois que la porte est refermée pour les articles qu’ils ont pris dans le refroidisseur.

En dehors des États-Unis, PepsiCo s’est associé à des restaurants KFC en Pologne pour tester une solution de commande appelée Gesture, qui consiste en des bornes numériques à écran tactile sans contact dans les restaurants à service rapide. Grâce à une technologie de suivi des mains en 3D, les clients peuvent commander en utilisant leurs mains, sans toucher l’écran, via un menu d’application contrôlé par Gesture. La possibilité d’un engagement rapide répond aux besoins croissants des consommateurs en matière de commodité et allège la pression sur le personnel, leur permettant de se concentrer sur d’autres aspects des opérations.

Tendance n°2 – Accent croissant sur l’importance de la durabilité

En tant qu’industrie centrée sur les consommateurs, les problématiques qui sont les plus importantes pour les consommateurs devraient l’être également pour les exploitants. L’une des principales préoccupations est la durabilité. L’industrie de la restauration est souvent en première ligne de la demande de solutions plus durables. Pensez aux préoccupations concernant les pailles et les bouteilles en plastique à usage unique, elles commencent souvent dans les restaurants, les cafés et les lieux de travail. Une récente enquête auprès de 7 000 consommateurs du monde entier a révélé que 56 % des convives souhaitent que les restaurants soient plus transparents quant à leurs efforts écologiques, et près de la moitié (43 %) sont prêts à payer plus cher pour des plats à emporter dans des restaurants qui ont des pratiques de durabilité visibles.

Au-delà de l’expérience des consommateurs, de nombreuses villes, universités et établissements scolaires mettent en place des politiques visant à réduire l’utilisation de matériaux jetables afin d’atteindre des objectifs de durabilité. Des solutions technologiques numériques telles que SodaStream Professional, l’équivalent commercial du système de préparation d’eau gazeuse à domicile, révolutionnent l’industrie grâce à leur contribution aux objectifs de durabilité. Chaque unité SodaStream Professional entièrement équipée permet d’économiser environ 22 000 bouteilles en plastique de 16 oz par an.

Pour les restaurants et les autres exploitants de services alimentaires souhaitant adopter des pratiques et des matériaux plus durables, il est conseillé de considérer des solutions axées sur la technologie numérique qui peuvent favoriser l’incidence tout en contribuant au bien-être de la planète.

Conclusion : pour les exploitants de restaurants, adopter une mentalité axée sur la technologie numérique est essentiel.

L’adoption de la technologie dans le secteur de la restauration est là pour rester et devient rapidement un facteur différenciateur pour les exploitants. Bien que toutes ces tendances ne conviendront pas à tous les restaurants, il est important de prendre en compte ces informations et de voir comment elles pourraient fonctionner pour vous. Il ne s’agit pas d’adopter chaque tendance, mais plutôt d’être ouvert à tester des solutions qui résolvent des problèmes et créent une expérience mémorable pour les consommateurs.

Comment garder ses employés ?

Comment retenir les employés et les rendre heureux dans le secteur de la restauration ?

Pendant la Grande Démission de fin 2021, de nombreux employés ont quitté leur emploi à la recherche de nouvelles opportunités. Les raisons comprenaient le manque d’opportunités, les bas salaires, les difficultés de garde d’enfants et le sentiment de manque de respect au travail. Un quart de ces départs concernait l’industrie de l’hôtellerie.

En début 2022, il restait encore 11,5 millions d’emplois vacants et les organisations étaient confrontées à une concurrence sans précédent pour attirer des talents. Avec 70 % des exploitants de restaurants signalant des problèmes de main-d’œuvre et de recrutement.

Comment les restaurants peuvent-ils améliorer la satisfaction et la rétention des employés ?

Il y a de bonnes nouvelles ! En plus de proposer un salaire compétitif, les restaurateurs peuvent adopter plusieurs autres méthodes pour améliorer la satisfaction et le bonheur des employés.

Donner des retours constructifs :

Selon une enquête d’OfficeVibe, 69 % des employés déclarent qu’ils travailleraient plus dur s’ils se sentaient mieux reconnus. Assurez-vous de donner régulièrement des retours positifs (tant positifs que constructifs) et soyez ouvert à recevoir des retours également. Offrir des opportunités de développement professionnel et d’avancement : 94 % des employés déclarent qu’ils resteraient plus longtemps dans une entreprise si celle-ci investissait dans leur apprentissage et leur développement. Investissez dans le développement et dans  les objectifs de carrière de vos employés en leur offrant des formations en ligne, des programmes de mentorat ou en les laissant assumer de nouvelles responsabilités.

Simplifier les sources de stress quotidiennes :

Simplifiez les processus fastidieux en fournissant des outils et des logiciels adéquats pour minimiser les frustrations et maximiser la productivité. Utilisez un système de planification numérique pour faciliter la gestion des horaires et permettre aux employés d’entrer leurs disponibilités.

Offrir des petites attentions :

N’oubliez pas l’impact positif d’un petit geste de gratitude. Remerciez régulièrement et sincèrement vos employés, offrez-leur des petits cadeaux ou des notes de remerciement. Célébrez les petites victoires et montrez votre appréciation pour leur travail.

En mettant en place ces mesures, les restaurants peuvent améliorer la satisfaction des employés, renforcer leur engagement et favoriser leur fidélité.

Le seuil de rentabilité : calcule et définition

Comment calculer le seuil de rentabilité de votre restaurant ?

Qu’est-ce que le seuil de rentabilité ?

Le seuil de rentabilité d’un restaurant est atteint lorsque les recettes de l’entreprise couvrent les dépenses liées à son fonctionnement. C’est le moment où l’entreprise atteint le « point mort ».

Une fois le point mort dépassé, cela signifie que le restaurant génère des bénéfices.

Comment exprimer le seuil de rentabilité ?

Le seuil de rentabilité d’un restaurant peut être exprimé de différentes manières :

  • En euros (montant du chiffre d’affaires hors taxes)
  • En nombre de repas servis
  • En nombre de jours de chiffre d’affaires réalisés

Calcul du seuil de rentabilité de votre restaurant Il est possible de suivre régulièrement la rentabilité à l’aide d’un tableau de bord pour votre restaurant, en enregistrant les recettes et le nombre de repas servis chaque mois. Le seuil de rentabilité peut être calculé à l’aide de la formule suivante :

Seuil de rentabilité = Charges fixes / Taux de marge sur coûts variables

Les charges fixes comprennent les frais de fonctionnement du restaurant qui restent constants tout au long de l’année, indépendamment de l’activité. Les charges variables sont les dépenses variables liées à l’activité du restaurant.

Déterminer le chiffre d’affaires prévisionnel Le chiffre d’affaires prévisionnel correspond aux recettes prévues sur une période d’un an. Il est calculé en multipliant le prix unitaire des repas et boissons vendus par les quantités prévues.

Pourquoi calculer le seuil de rentabilité ?

Le calcul du seuil de rentabilité est essentiel pour évaluer la santé financière de votre restaurant. Il permet de suivre de près les finances et la trésorerie de l’établissement. Cela peut être réalisé en collaboration avec un expert-comptable et en utilisant un logiciel de gestion adapté.

Calcul du point mort Le calcul du point mort représente la date à laquelle le restaurant atteint un chiffre d’affaires minimum pour couvrir ses frais et éviter les pertes. Le point mort peut être exprimé en nombre de jours à l’aide de la formule suivante :

Calcul du point mort = (seuil de rentabilité / chiffre d’affaires) x 365 jours

Ce calcul permet de déterminer le nombre de jours nécessaires pour que le restaurant devienne rentable.