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Tableau d’allergènes, comment informer les clients ?

Comment informer les clients de votre restaurant sur les allergènes présents dans vos plats ?

Le tableau des allergènes est une obligation d’affichage dans les restaurants, tout comme l’affichage de la licence du restaurant, la réglementation de la vente d’alcool, et l’interdiction de fumer. Depuis le 1er juillet 2015, selon le décret n°2015-447, les restaurateurs doivent informer leurs clients de la présence de substances allergènes dans tous les produits du menu.

 

Le restaurateur dispose de plusieurs options pour communiquer ces informations aux clients :

 

Afficher un tableau récapitulatif des allergènes présents dans les plats.

Afficher au minimum une affiche informant les clients que le tableau des allergènes est disponible et peut être consulté sur demande.

Les 14 allergènes à afficher dans votre restaurant, conformément au décret, sont les suivants :

 

Les céréales à base de gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre…)

Les crustacés et les produits à base de crustacés

Les œufs et les produits à base d’œufs

Les arachides et les produits à base d’arachides

Les poissons et les produits à base de poissons

Le soja et les produits à base de soja

Le lait et les produits laitiers ou à base de lait

Les fruits à coque (amandes, noix, noisettes, noix de cajou, pécan…)

Le céleri

La moutarde

Les graines de sésame

Les mollusques

Les anhydrides sulfureux et les sulfites

Le lupin

Voici les différentes options pour informer vos clients de la présence d’allergènes dans vos plats :

 

Afficher les allergènes sur le site internet de votre restaurant et placer une pancarte dans l’établissement pour indiquer cette possibilité.

Utiliser un menu digital avec un QR Code permettant aux clients d’accéder facilement au tableau des allergènes depuis leur smartphone.

Afficher le tableau des allergènes sur une pancarte accrochée au mur du restaurant pour une visibilité et une accessibilité optimales.

Inclure le tableau des allergènes sur le menu du restaurant, soit à la fin de la carte, soit à côté de chaque plat.

Afficher une carte indiquant que le tableau des allergènes est disponible sur demande auprès du serveur ou à la caisse.

Il est important de prendre au sérieux l’obligation d’affichage des allergènes, car en cas de non-respect, des sanctions financières allant de 450 € à 1 500 € peuvent être appliquées. Assurer la sécurité alimentaire et la protection des consommateurs est une responsabilité essentielle pour les restaurateurs.

 

 

 

 

3 Approches pour réaliser des inspections basées sur les risques dans les établissements alimentaires

Les méthodes pour réaliser des inspections basées sur les risques dans les entreprises alimentaires sont de plus en plus utilisées.

 Ces programmes se déroulent généralement en trois étapes :

  1. la classification des risques,
  2. les inspections basées sur les risques
  3.  l’évaluation de la rentabilité des activités de surveillance.

Plusieurs approches ont été décrites pour la première étape de la surveillance basée sur les risques. Une fois les risques hiérarchisés et les combinaisons de dangers-aliments à surveiller identifiées, il est nécessaire d’établir la fréquence des inspections en fonction des priorités des opérateurs des entreprises alimentaires. L’objectif de cet article est de fournir une vue d’ensemble des méthodes disponibles pour les inspections basées sur les risques.

Selon la littérature, la conformité des opérateurs des entreprises alimentaires en matière de sécurité des aliments peut être évaluée en tenant compte de la taille de l’entreprise, de l’historique des données de surveillance et des facteurs socio-économiques influençant leur comportement de conformité. La non-conformité peut être intentionnelle ou non intentionnelle, et cette dernière peut être évaluée en examinant la culture de la sécurité des aliments au sein de l’entreprise. Différents modèles, allant du qualitatif (comme les groupes de discussion) au quantitatif (comme les scores ou les notes), peuvent être utilisés à cette fin. Ces modèles englobent généralement l’évaluation de la structure organisationnelle (gestion des contrôles, communication, engagement), de l’environnement technique de la sécurité des aliments (conception hygiénique, zonage) et des caractéristiques des employés (connaissances, sensibilisation aux risques). La non-conformité intentionnelle peut être évaluée à l’aide d’outils de vulnérabilité à la fraude alimentaire, qui prennent en compte les facteurs influençant la probabilité de fraude alimentaire au sein de l’entreprise, tels que l’opportunité, la motivation et les mesures de contrôle (ou l’absence de celles-ci).

Il n’existe pas de consensus mondial sur les modalités d’application des inspections basées sur les risques. Selon les ressources disponibles en termes de temps et de budget, ainsi que les objectifs visés, l’une des méthodes présentées peut être choisie pour établir les priorités des opérateurs d’entreprises alimentaires.

En conclusion,

cette étude offre un aperçu des méthodes disponibles pour réaliser des inspections basées sur les risques dans le cadre d’un programme de surveillance basé sur les risques. Une fois que les combinaisons de dangers-aliments ont été classées par ordre de priorité, il est nécessaire de déterminer la fréquence des inspections. L’évaluation des données historiques se révèle être un outil précieux pour déterminer cette fréquence. De plus, l’étude met en évidence différentes méthodes permettant d’évaluer à la fois la conformité intentionnelle et non intentionnelle. Les modèles disponibles pour évaluer la culture de la sécurité des aliments d’une organisation vont des approches qualitatives aux approches quantitatives. Ils englobent des éléments tels que la structure organisationnelle, l’environnement technique de la sécurité des aliments et les caractéristiques des employés.