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Kitchen Chat and more…
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Au cours des dernières années, l’attention des chercheurs et du public s’est accrue concernant la présence de microplastiques dans l’environnement et leur migration possible dans la chaîne alimentaire, notamment via les emballages alimentaires. Ces particules plastiques microscopiques, souvent inférieures à 5 mm, peuvent non seulement contaminer les aliments, mais aussi représenter un risque tangible pour la santé humaine.
Les emballages alimentaires constituent l’une des principales sources de microplastiques dans les aliments. Ces particules peuvent migrer dans les produits alimentaires sous l’effet de divers facteurs tels que la chaleur, le frottement, la dégradation chimique ou le stockage prolongé. La migration est particulièrement marquée dans les aliments acides, gras ou soumis à un traitement thermique élevé lors de la conservation ou la cuisson.
En fonction de ces facteurs, la quantité et la taille des microplastiques retrouvés dans les aliments peuvent varier significativement. Ainsi, les denrées transformées ou réchauffées dans leurs emballages plastiques sont particulièrement susceptibles d’être contaminées.
Les microplastiques détectés dans les denrées alimentaires issues des emballages sont principalement composés de polyéthylène, polypropylène, polystyrène, polytéréphtalate d’éthylène (PET) et d’autres polymères de synthèse couramment utilisés dans l’industrie agroalimentaire. Leur morphologie (fibres, fragments, sphères) et leur taille conditionnent leur capacité à pénétrer l’organisme humain.
L’ingestion constitue la voie principale d’exposition humaine aux microplastiques issus de l’alimentation. Les particules, après avoir été ingérées, peuvent traverser la barrière intestinale, s’accumuler dans divers tissus et potentiellement interagir avec le système immunitaire.
Les principaux risques sanitaires suspectés incluent :
En se fixant à la surface des microplastiques, ces contaminants chimiques peuvent voir leur biodisponibilité augmenter et ainsi accentuer leur potentiel toxique une fois absorbés par l’organisme.
Les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes souffrant de troubles digestifs sont particulièrement vulnérables aux effets potentiels des microplastiques du fait de l’immaturité ou de la perméabilité accrue de leurs barrières physiologiques.
Les études toxicologiques in vitro et in vivo font état d’une multitude de réponses physiologiques, notamment une perturbation du microbiote, un impact sur la perméabilité intestinale ou des réactions inflammatoires chroniques. Cependant, il existe encore un manque de données épidémiologiques robustes permettant d’établir une corrélation directe entre l’exposition alimentaire à long terme et des pathologies humaines spécifiques.
Il subsiste également une incertitude quant à la capacité des microplastiques à franchir la barrière intestinale en conditions réelles et à leur accumulation dans des organes distants. Des recherches complémentaires sont donc nécessaires pour clarifier ces mécanismes et quantifier les risques associés.
La minimisation de l’usage de plastique, l’amélioration des procédés de production et le choix de solutions d’emballage écologiquement responsables sont essentiels. Une collaboration entre chercheurs, pouvoirs publics, industriels et consommateurs favorise l’émergence de stratégies innovantes afin de réduire significativement l’exposition aux microplastiques.
La question de la contamination des aliments par les microplastiques issus des emballages alimentaires soulève des enjeux majeurs de santé publique. Bien que le lien de causalité entre microplastiques et maladies humaines reste à étayer, le principe de précaution et une adaptation rapide des pratiques industrielles et comportementales demeurent recommandés en vue de limiter tout risque potentiel.
Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0924224426003080
Les écosystèmes marins côtiers sont fortement sollicités par la mariculture, une activité dont les effluents enrichissent les sédiments en nutriments et en contaminants métalliques. Cette accumulation progressive de métaux lourds suscite des inquiétudes quant à la contamination des environnements benthiques et leur risque écologique associé. Traditionnellement, l'immobilisation des éléments traces métalliques dans les sédiments est considérée comme un facteur limitant leur biodisponibilité et, par conséquent, leur danger pour la faune et la flore.
Cependant, une dissociation potentielle entre la capacité d'immobilisation des sédiments et l'intensité réelle du risque écologique subsiste. Ce travail propose une analyse détaillée de cette corrélation dans des sédiments prélevés dans des zones côtières de mariculture, mettant en lumière la complexité des interactions biogéochimiques régissant la mobilité des métaux lourds.
Quatre sites de mariculture côtière situés dans la baie de Daya (sud de la Chine) ont servi de base à l'étude. Des carottages de sédiments superficiels ont été réalisés à différentes profondeurs, en vue d'analyser l'immobilisation et la spéciation des métaux.
Les échantillons ont subi une extraction séquentielle afin de distinguer les fractions métalliques mobiles (échangeable, liée au carbonate) de celles plus immobilisées (liée aux oxydes et à la matière organique). Le zinc (Zn), le cuivre (Cu), le plomb (Pb), le chrome (Cr), le cadmium (Cd), l’arsenic (As), et le nickel (Ni) ont fait l'objet d'analyses quantitatives via spectrométrie d'absorption atomique et ICP-MS.
Le risque écologique a été calculé à l'aide de l'indice de risque potentiel (
Potential Ecological Risk Index, RI)
en tenant compte des facteurs de toxicité propres à chaque métal et de leurs concentrations mesurées dans les différentes fractions.
Les résultats révèlent des niveaux élevés de métaux dans les sédiments proches des zones de mariculture, particulièrement pour le zinc et le cuivre. Une part significative de ces métaux est retrouvée dans des fractions associées à la matière organique ou aux oxy-hydroxydes de fer et de manganèse, traditionnellement considérées comme relativement stables.
Malgré une forte immobilisation de la majorité des métaux, les indices de risque écologique demeurent élevés, notamment pour le cuivre et le cadmium. Les faibles proportions de métaux dans les formes mobiles suffisent à générer des risques écotoxicologiques non négligeables en raison du fort pouvoir toxicologique de ces éléments à l'état trace.
Des variations saisonnières de la composition chimique ont été observées. Les perturbations physiques (remous, bioturbation) et chimiques (changement de pH, oxygénation) induites par la mariculture peuvent remobiliser une fraction non négligeable des métaux initialement immobilisés, augmentant ainsi temporairement leur biodisponibilité.
La présente étude met en exergue l'insuffisance du seul critère d'immobilisation pour prédire le risque environnemental des métaux dans les zones de mariculture côtière. Certaines fractions considérées comme peu mobiles peuvent rapidement devenir biodisponibles sous l'effet du forçage anthropique ou naturel. Ainsi, la gestion écologique de ces sédiments requiert une prise en compte du potentiel de remobilisation en plus de l'inventaire total de métaux.
Des procédés de stabilisation, basés sur la transformation des formes mobiles en phases résiduelles, s'avèrent nécessaires mais insuffisants si les conditions environnementales favorisent la re-mobilisation. Il s'avère aussi crucial de surveiller les paramètres physico-chimiques susceptibles de provoquer le passage des métaux de l'état immobilisé à une forme mobile, et donc toxique.
Cette étude démontre que l'immobilisation des métaux dans les sédiments de mariculture ne s'accompagne pas systématiquement d'un abaissement du risque écologique. Ainsi, la gestion des sédiments côtiers investis par la mariculture doit dépasser la simple analyse de l'immobilisation et considérer la dynamique de remobilisation potentielle, intégrant l’ensemble des paramètres biogéochimiques qui conditionnent la biodisponibilité des métaux.
Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0025326X26006892
L'essor des contaminants émergents, notamment les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), soulève de graves préoccupations environnementales du fait de leur persistance, leur mobilité et leurs effets potentiellement nocifs sur la santé humaine et les écosystèmes. La détection rapide, spécifique et spatialisée de ces composés devient cruciale pour évaluer leur distribution, leurs sources ainsi que les risques associés. L’imagerie par désorption/ionisation laser assistée par matrice (MALDI-MS Imaging) s’impose aujourd’hui comme une technologie de pointe permettant d’analyser la répartition et la localisation fine de ces contaminants dans divers matrices environnementales.
L’imagerie MALDI repose sur la préparation de fines coupes de l’échantillon (biologique, minéral ou environnemental), sur lesquelles une matrice est déposée. Après irradiation par un laser, les analytes sont désorbés, ionisés puis analysés par spectrométrie de masse, générant ainsi une cartographie moléculaire à haute résolution. Cette technique se distingue par sa capacité d’analyser simultanément plusieurs familles chimiques, son absence d’étape de marquage préalable, et sa compatibilité avec une large gamme d’échantillons complexes.
Les défis inhérents à la détection des PFAS via imagerie MALDI tiennent à leur faible ionisabilité et à leur tendance à interagir avec la matrice ou les constituants de l’échantillon. L’étude détaille différentes stratégies d’optimisation :
Les performances de la méthode reposent sur :
L’imagerie MALDI s’est révélée particulièrement efficace pour :
En réalisant des analyses sériées sur des prélèvements effectués à différentes périodes ou profondeurs, il devient possible de :
L’étude compare l’imagerie MALDI aux autres méthodes courantes telles que la chromatographie couplée à la spectrométrie de masse (LC-MS/MS). Si ces dernières offrent généralement une limite de détection plus basse, elles ne disposent pas de la dimension spatiale intrinsèque de l’imagerie MALDI. Cette complémentarité permet d’affiner la caractérisation des zones à risque, d’identifier les hotspots de contamination et de guider le prélèvement d’échantillons pour analyses approfondies.
L’imagerie MALDI-MS se positionne définitivement comme une technologie innovante au service de la surveillance des contaminants émergents. Elle complète efficacement les approches analytiques traditionnelles grâce à sa capacité unique à révéler l’organisation spatiale des polluants tels que les PFAS dans les matrices environnementales. Cette avancée ouvre la voie à des stratégies de monitoring plus ciblées et à une meilleure compréhension des phénomènes de contamination environnementale.
Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0165993626002864
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